Stéphane Richard, un communicateur à la tête de France Télécom

dimanche 28 février 2010 12h01
 

par Marie Mawad et Leila Abboud

PARIS (Reuters) - Stéphane Richard prendra ses fonctions de directeur général de France Télécom le 1er mars et devrait y imprimer un style de gestion davantage axé sur la communication et l'image, disent d'anciens collègues et des syndicalistes.

Ancien directeur de cabinet de la ministre de l'Economie Christine Lagarde, Stéphane Richard briguait depuis plus de dix ans un poste à la tête d'une entreprise au profil hybride, proche du service public, indiquent des proches.

L'homme d'affaires, âgé de 48 ans, convoitait plutôt la présidence de l'électricien EDF mais il prendra finalement la tête de France Télécom alors que s'organise la succession accélérée du P-DG Didier Lombard, fragilisé par une vague de suicides de salariés.

Diplômé de l'Ena et de HEC, fréquemment désigné par la presse comme un proche du président Nicolas Sarkozy, Stéphane Richard affiche le parcours apparemment sans faute d'un homme dont ceux qui l'ont côtoyé, qu'ils l'apprécient ou pas, disent qu'il maîtrise très bien son image.

"Essayez de trouver quelqu'un qui dise du mal de lui, vous n'en trouverez pas", a déclaré à Reuters Alain Dinin, P-DG de Nexity, qui a travaillé avec lui en 1996 dans le cadre de la création de la société foncière.

"Il soigne beaucoup son image", ajoute une source gouvernementale qui l'a connu lorsqu'il était à Bercy.

Des représentants syndicaux jugent pour leur part qu'il a le talent politique pour amadouer et convaincre mais qu'il devra faire ses preuves sur le plan opérationnel et montrer qu'il peut tenir ses promesses dans le domaine social.

"Stéphane Richard a une théorie, il dit: pour tout ce qui est social je suis à gauche, et là où je suis à droite c'est pour les affaires", rapporte la source gouvernementale.   Suite...

 
<p>St&eacute;phane Richard prendra ses fonctions de directeur g&eacute;n&eacute;ral de France T&eacute;l&eacute;com le 1er mars et devrait y imprimer un style de gestion davantage ax&eacute; sur la communication et l'image, disent d'anciens coll&egrave;gues et des syndicalistes. /Photo prise le 25 f&eacute;vrier 2010/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>