Didier Lombard, la mue à marche forcée de France Télécom

samedi 27 février 2010 15h04
 

par Marie Mawad

PARIS (Reuters) - Didier Lombard passera les rênes de France Télécom avec plus d'un an d'avance le 1er mars, laissant derrière lui un bilan en demi-teinte en raison de la profonde crise sociale qui a récemment secoué l'entreprise.

Cet ingénieur de 67 ans, qui a pris la place de Thierry Breton à la tête de l'opérateur en 2005, a modernisé le groupe en multipliant les offres innovantes et en le menant notamment sur le terrain des contenus face à une concurrence accrue dans la téléphonie fixe.

Il a toutefois été affaibli ces derniers mois par la vague de suicides de salariés de l'entreprise, qui avait déjà failli lui coûter son poste à l'automne dernier.

"Ce n'est pas quand le bateau est dans la tempête que le capitaine quitte le navire", affirmait-il au Figaro en octobre.

Accroché à sa position de P-DG en dépit des appels à la démission de l'opposition et de certaines organisations syndicales, Didier Lombard cédera finalement la direction exécutive à Stéphane Richard.

Il restera président de l'opérateur télécoms jusqu'en juin 2011 mais le passage de flambeau accéléré à la direction générale ressemble à une "mise au placard" pour ce dirigeant, que plusieurs proches dans l'entreprise disent isolé depuis quelques temps déjà.

Entré pour la première fois chez l'opérateur historique en 1967, Didier Lombard revient au sein d'un France Télécom privatisé en 2003, après un passage aux ministères de la Recherche puis de l'Industrie.

C'est alors un retour aux sources pour ce diplômé de l'Ecole polytechnique et de l'Ecole nationale supérieure des télécommunications, qui a débuté sa carrière à la Direction départementale des télécommunications en tant qu'ingénieur au Centre national d'études des télécommunications (CNET).   Suite...

 
<p>Didier Lombard passera les r&ecirc;nes de France T&eacute;l&eacute;com &agrave; St&eacute;phane Richard avec plus d'un an d'avance le 1er mars, laissant derri&egrave;re lui un bilan en demi-teinte. S'il a r&eacute;ussi &agrave; moderniser le groupe, la profonde crise sociale qui a r&eacute;cemment secou&eacute; l'entreprise, marqu&eacute;e par une vague de suicides de salari&eacute;s, ternit son bilan. /Photo prise le 25 f&eacute;vrier 2010/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>