Google ne présentera pas le Nexus One en Chine mais recrute

mercredi 24 février 2010 12h27
 

PEKIN (Reuters) - Google ne présentera pas son téléphone Nexus One en Chine, une nouvelle étape dans le bras de fer qui oppose le géant de l'internet aux autorités chinoises.

Google va présenter son smartphone à écran tactile aux développeurs à Hong Kong et à Taiwan la semaine prochaine mais ne fera pas étape à Pékin comme prévu, a indiqué une source proche du groupe américain qui a requis l'anonymat.

"Si Google n'avait pas eu un tel problème avec le gouvernement chinois, il aurait aussi organisé une manifestation comparable en Chine", a déclaré cette source.

Google avait menacé en janvier dernier de fermer son portail google.cn et de se retirer du pays, disant avoir été la cible d'une cyberattaque et évoquant des problèmes de censure.

La firme américaine avait décidé peu après de retarder le lancement sur le marché chinois de deux téléphones portables fonctionnant avec son système d'exploitation mobile Android.

Selon les analystes, l'épreuve de force opposant Google et les autorités chinoises pourraient affecter les fabricants de combinés, qui comptaient sur la plate-forme Android pour renforcer leurs ventes sur le premier marché mobile mondial.

Alors que cet affrontement a également suscité les craintes des salariés du géant de l'internet en Chine, le groupe cherche actuellement à pourvoir des dizaines de postes dans différents secteurs à Pékin, Shanghai et Guangzhou, si l'on en croit les offres d'emploi publiées sur son site.

Mais il est difficile de savoir si le nombre d'annonces est plus ou moins élevé que d'habitude. La porte-parole du groupe américain à Pékin n'a pas pu être jointe pour un commentaire.

Michael Wei et Jacqueline Wong, Myriam Rivet pour le service français

 
<p>Google ne pr&eacute;sentera pas son t&eacute;l&eacute;phone Nexus One aux d&eacute;veloppeurs en Chine, une nouvelle &eacute;tape dans le bras de fer qui oppose le g&eacute;ant de l'internet aux autorit&eacute;s chinoises. /Photo prise le 5 janvier 2010/REUTERS/Robert Galbraith</p>