La CE étudie des plaintes sur la fonction recherche de Google

mercredi 24 février 2010 08h56
 

SAN FRANCISCO (Reuters) - Google fait savoir que la Commission européenne examine les plaintes de trois sociétés concernant ses pratiques.

Deux de ces sociétés, le site britannique de comparatifs de prix Foundem et le moteur de recherches juridiques français ejustice.fr, affirment que l'algorithme de recherche de Google rétrograde leurs sites dans ses résultats parce qu'ils sont en concurrence avec lui, précise Google sur l'un de ses blogs.

Le site de comparatifs de prix Ciao, propriété de Microsoft, a également saisi la Commission européenne au sujet des conditions et termes de Google, ajoute ce dernier.

Le premier moteur de recherches mondial a dit qu'il fournirait plus d'informations concernant ces plaintes et s'est dit certain d'être en conformité avec le droit de la concurrence européen.

Microsoft n'était pas disponible dans l'immédiat.

Google fait l'objet d'une surveillance réglementaire de plus en plus étroite à mesure qu'il croît. Le département américain de la Justice conteste ainsi le règlement qu'il a passé avec des éditeurs et des groupes d'auteurs en vue de créer des archives numériques en ligne.

La Commission fédérale du commerce veut elle en savoir plus sur les répercussions en termes de concurrence du projet de Google d'acheter la société de publicité mobile AdMob pour 750 millions de dollars.

L'information sur les plaintes a été donnée initialement par le Daily Telegraph dans son édition de mercredi. Le quotidien ajoute que la CE a écrit à Google pour déterminer comment fonctionne son moteur de recherche.

Google contrôle 90% du marché de la recherche sur internet contre 7,4% pour Bing, le moteur de recherche commun de Microsoft et de Yahoo, selon des données de novembre publiées par la société StatCounter.

Alexei Oreskovic et Caroline Copley, version française Wilfrid Exbrayat, édité par Dominique Rodriguez

 
<p>Google fait savoir que la Commission europ&eacute;enne examine les plaintes de trois soci&eacute;t&eacute;s concernant ses pratiques. /Photo d'archives/REUTERS/Darren Staples</p>