Alliance Nokia-Intel dans les logiciels mobiles

lundi 15 février 2010 15h53
 

par Tarmo Virki

BARCELONE (Reuters) - Nokia et Intel annoncent la fusion de leurs systèmes d'exploitation pour "smartphones", une alliance qui vise à les renforcer face à la concurrence d'Apple et Google comme face à Microsoft.

L'accord confirme une nouvelle fois que les logiciels représentent un enjeu de plus en plus stratégique pour le marché des téléphones portables depuis l'arrivée de l'iPhone d'Apple et du système Android de Google.

Nokia, premier constructeur mondial de téléphones mobiles, va fusionner sa plate-forme Linux Maemo, qui équipe entre autres son combiné haut de gamme N900, avec Moblin d'Intel, elle aussi développée à partir du logiciel libre Linux.

"Ils ont compris que la seule manière de battre Microsoft et Apple consistait à jouer sur l'effet de masse pour disposer d'une plate-forme sur un plus grand nombre de combinés", explique John Strand, directeur général du cabinet de conseil Strand Consult.

L'annonce de l'alliance Nokia-Intel est intervenue quelques heures seulement avant celle du lancement de Windows Phone 7, la nouvelle version du système mobile de Microsoft.

Nokia avait présenté il y a trois mois seulement son premier modèle équipé de Maemo. Le développement de la plate-forme logicielle du finlandais avait été lancé il y a cinq ans. Les analystes considéraient ce système comme un atout pour le groupe sur le segment du haut de gamme, sur lequel il a perdu du terrain ces dernières années.

DES VENTES SUPPLÉMENTAIRES EN VUE POUR INTEL

Le groupe a précisé que le système Symbian, qui domine toujours le marché des plates-formes mobiles malgré une part de marché en baisse, serait maintenu. Mais le nouveau système, appelé Meego, équipera ses modèles les plus sophistiqués.   Suite...

 
<p>Nokia et Intel vont cr&eacute;er une plate-forme logicielle commune pour "smartphones", bas&eacute;e sur Linux, en fusionnant leurs syst&egrave;mes respectifs Maemo et Moblin. Cette alliance vise &agrave; les renforcer face &agrave; la concurrence d'Apple et Google mais aussi de Microsoft. /Photos d'archives/REUTERS/Robert Galbraith/Bob Strong</p>