Sa dette réduite, Nexans est prêt à des acquisitions

mercredi 10 février 2010 10h14
 

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Nexans, qui a divisé sa dette par quatre en 2009, s'est dit prêt mercredi à des acquisitions, en particulier hors d'Europe et dans les infrastructures d'énergie, son coeur de métier.

Le premier fabricant mondial de câbles, qui a atteint son objectif de taux de marge opérationnelle de 6% en 2009, a précisé qu'une amélioration en 2010 dépendrait du retour des volumes, notamment dans le bâtiment et certains segments industriels.

Le groupe a prévu une stabilité de son chiffre d'affaires pour ses activités câbles au premier trimestre comparé au quatrième trimestre, mais en recul en rythme annuel, après avoir accusé un recul organique de 17,2% de ses activités câbles à la suite d'une dégradation au second semestre dans certains secteurs.

Ce recul, plus net qu'attendu, et les incertitudes sur les perspectives d'activité à court terme entraînent le titre en baisse d'un pour cent à 55,25 euros vers 9h55.

Nexans, qui a ramené son endettement net à 141 millions d'euros au 31 décembre 2009 contre 536 millions un an plus tôt, propose un dividende d'un euro par action au titre de 2009, divisé par deux comparé à 2008.

"Compte tenu de la situation financière (...) extrêmement solide et de la taille relative du groupe, on peut envisager des opérations de taille comparable à l'acquisition de Madeco, voire de taille éventuellement supérieure", a déclaré lors d'une conférence téléphonique le directeur financier Frédéric Michelland.

Nexans avait acquis en 2008 l'activité câbles du sud-américain Madeco pour 448,5 millions de dollars et l'émission de 2,5 millions d'actions.

Frédéric Michelland a précisé que le groupe viserait en particulier les infrastructures d'énergie, qui représentent la moitié de son chiffre d'affaires et les trois quarts de sa marge opérationnelle.   Suite...

 
<p>Le premier fabricant mondial de c&acirc;bles, Nexans, qui a divis&eacute; sa dette par quatre en 2009, se dit pr&ecirc;t &agrave; des acquisitions, en particulier hors d'Europe et dans les infrastructures d'&eacute;nergie, son coeur de m&eacute;tier. /Photo d'archives/REUTERS</p>