Les cyberopposants iraniens restent actifs en terrain miné

mardi 9 février 2010 07h41
 

par Reza Derakhshi

TEHERAN (Reuters) - Leurs cheminements sur internet sont de plus en plus gênés par les multiples filtres mis en place par les autorités iraniennes, mais Nooshin et d'autres partisans de l'opposition assurent recevoir encore les informations sur les prochaines manifestations, par e-mail.

Seulement, ils ne savent pas de qui proviennent ces messages.

Des appels à manifester le 11 février, pour le 31e anniversaire de la révolution islamique de 1979, circulent sur internet. Mais le climat de répression est bien plus dur aujourd'hui qu'il l'était avant les manifestations qui ont suivi la présidentielle en juin dernier.

A l'époque, les sites de socialisation et de micro-blogging étaient salués en Occident comme la promesse d'un outil de ralliement anonyme et instantané pour les opposants à la réélection contestée de Mahmoud Ahmadinejad.

Aujourd'hui, les utiliser relève d'une tactique à haut risque pour les Iraniens qui continuent à défier les avertissements et les sanctions sévères des autorités.

Les perturbations du réseau dans la République islamique sont de plus en plus fréquentes, rapportent les militants du camp réformateur. La vitesse de connexion est ralentie par les autorités, et plusieurs sites internet de l'opposition ont été fermés.

De plus, le pouvoir affirme à présent être capable de pister les internautes dissimulant leur identité derrière des serveurs mandataires (serveurs "proxy").

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