Le système d'exploitation pour mobiles Symbian devient gratuit

vendredi 5 février 2010 15h40
 

HELSINKI (Reuters) - La Fondation Symbian a annoncé que le code de source du système d'exploitation qui équipe la plupart des smartphones vendus dans le monde, serait désormais public et gratuit, permettant ainsi aux fabricants d'économiser potentiellement jusqu'à 15 dollars par téléphone mobile.

La Fondation Symbian, qui a annoncé jeudi avoir achevé ses travaux avec quatre mois d'avance, estime que plus de 330 millions d'appareils sont actuellement équipés de son système, contre quelques millions pour Android de Google, également gratuit.

Utilisé surtout par Nokia, premier fabricant mondial de téléphones mobiles, Symbian est à l'origine un système propriétaire au même titre que Windows de Microsoft qui facture, selon les analystes, jusqu'à 15 dollars par appareil les droits de licence de son logiciel.

En passant d'un modèle payant à une licence gratuite, les promoteurs de Symbian espère séduire de nouveaux fabricants face à l'offensive d'Apple et surtout de Google dans la téléphonie mobile.

La Fondation Symbian a été lancée en 2008 par Nokia après le rachat de la totalité des parts de ses partenaires dans le but d'en faire une institution indépendante qui assurerait le développement du logiciel et le mettrait gratuitement à disposition des fabricants sur le modèle de l'"open source".

Popularisé par Linux, le modèle open source repose sur le concept du libre et du gratuit, en permettant aux éditeurs de modifier et d'adapter le code source, à l'inverse des systèmes propriétaires.

Tarmo Virki, version française Claude Chendjou, édité par Jean-Michel Bélot

 
<p>Un t&eacute;l&eacute;phone Nokia utilisant le syst&egrave;me d'exploitation mobile Symbian. La Fondation Symbian a annonc&eacute; que le code de source de son syst&egrave;me serait d&eacute;sormais public et gratuit, permettant ainsi aux fabricants d'&eacute;conomiser potentiellement jusqu'&agrave; 15 dollars par appareil. /Photo prise le 16 avril 2009/REUTERS/Heikki Saukkomaa/Lehtikuva</p>