Une étude lie dépression et utilisation excessive d'internet

mercredi 3 février 2010 12h22
 

LONDRES (Reuters) - Les personnes qui passent beaucoup de temps sur internet ont plus de risques de présenter des signes de dépression, rapportent des scientifiques britanniques.

Reste à savoir si internet provoque cet état dépressif ou si les personnes dépressives sont attirées par le web.

Des psychologues de l'université de Leeds disent avoir établi que certains gros consommateurs d'internet développaient une addiction au web, où ils remplacent les relations sociales du quotidien par des discussions en ligne sur des forums ou réseaux sociaux.

"Cette étude appuie l'hypothèse largement partagée selon laquelle le surinvestissement sur des sites internet qui sont utilisés pour remplacer les relations sociales normales pourrait être lié à des désordres psychologiques comme la dépression et l'addiction", écrit Catriona Morrison, qui a dirigé l'étude, dans le journal Psychopathology. "Ce type d'utilisation créant une dépendance peut avoir un impact grave sur la santé mentale".

Les chercheurs ont analysé les réponses de 1.319 Britanniques âgés de 16 à 51 ans à un questionnaire en ligne sur leur utilisation d'internet et leurs éventuelles tendances dépressives.

Ils ont conclu qu'1,2% d'entre eux étaient "accros à internet". Ces derniers passaient proportionnellement plus de temps que les autres sur des sites internet dédiés au sexe, sur des sites communautaires et à jouer en ligne.

Surtout, la fréquence d'états dépressifs modérés à sévères chez ces accros d'internet était plus élevée que chez les autres.

Par ailleurs, les hommes étaient plus enclins à présenter une dépendance que les femmes, tout comme les jeunes étaient plus touchés que les personnes plus âgées.

Kate Kelland, version française Mathilde Gardin

 
<p>Des scientifiques britanniques disent avoir &eacute;tabli que les personnes qui passaient beaucoup de temps sur internet avaient plus de risques de pr&eacute;senter des signes de d&eacute;pression. Reste cependant &agrave; savoir si internet provoque cet &eacute;tat d&eacute;pressif ou si les personnes d&eacute;pressives sont attir&eacute;es par le web. /Photo d'archives/REUTERS</p>