TF1 prend le contrôle d'Eurosportbet

mercredi 3 février 2010 10h09
 

PARIS (Reuters) - TF1 annonce le rachat des 50% qu'il ne détenait pas encore dans la société SPS, présente sur le marché des jeux et paris sportifs en ligne sur internet via la marque Eurosportbet.

Le groupe de télévision rappelle dans un communiqué qu'il détenait déjà, par le biais de sa filiale Eurosport, 50% de la SPS. L'autre moitié du capital appartenait à Serendipity, le fonds d'investissement créé par l'ancien PDG de TF1 Patrick Le Lay et géré par Bouygues et la holding Artemis de la famille Pinault.

TF1 précise que l'opération, dont les termes financiers n'ont pas été rendus publics, lui permettra de porter sa participation à 100% après accord des autorités compétentes.

Eurosportbet, pour lequel le groupe disait viser en fin d'année dernière 200 millions d'euros de chiffre d'affaires à l'horizon 2013, est déjà actif au Royaume-Uni, où sa première plate-forme d'exploitation commerciale a été lancée en juin dernier.

"Cette prise de participation s'inscrit dans la stratégie 360 du groupe TF1, qui va des jeux de société jusqu'aux jeux et paris en ligne dans le domaine du sport, lequel constitue une composante de l'offre de programmes du groupe TF1", a expliqué le groupe dans son communiqué.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès de TF1

LES GRANDES MANOEUVRES CONTINUENT

Le marché français des jeux et paris en ligne, actuellement monopole de la Française des Jeux et du Pari mutuel urbain (PMU), doit être ouvert à la concurrence cette année.

A l'exception du groupe Amaury et d'Eurosport, qui ont opté pour des coentreprises, la plupart des groupes de médias et des opérateurs télécoms ont préféré jusqu'ici se limiter à des partenariats sur ce marché prometteur mais encore incertain.   Suite...

 
<p>TF1 a rachet&eacute; les 50% qu'il ne d&eacute;tenait pas encore dans la soci&eacute;t&eacute; SPS, pr&eacute;sente sur le march&eacute; des jeux et paris sportifs en ligne sur internet via la marque Eurosportbet. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau</p>