2 février 2010 / 18:49 / il y a 8 ans

Google vante Chrome en Europe après l'accord Bruxelles-Microsoft

par Georgina Prodhan et Leila Abboud

<p>Dans le m&eacute;tro londonien. Google a lanc&eacute; en Europe une campagne de publicit&eacute; sur des supports physiques pour promouvoir son navigateur internet Chrome, alors que les autorit&eacute;s europ&eacute;ennes de r&eacute;gulation ont obtenu de faciliter aux usagers le choix de leur logiciel. /Photo prise le 25 janvier 2010/REUTERS/Luke MacGregor</p>

LONDRES/PARIS (Reuters) - Google a lancé en Europe une campagne de publicité sur des supports physiques pour promouvoir son navigateur internet Chrome, alors que les autorités européennes de régulation ont obtenu de faciliter aux usagers le choix de leur logiciel.

Depuis début janvier, Google, qui a toujours privilégié le bouche à oreille pour promouvoir ses produits, se fait annonceur dans les rues, sur les murs des métros de Paris, Londres et Amsterdam ainsi que par le biais d‘encarts dans la presse.

Cette campagne intervient alors que, à la suite d‘un accord avec la Commission européenne, Microsoft va devoir dès la mi-mars proposer à tous les utilisateurs d‘ordinateurs équipés de son système d‘exploitation Windows une liste de douze navigateurs pour qu‘ils sélectionnent leur logiciel par défaut.

Cet accord a mis fin à une décennie de conflit entre le géant de Richmond et Bruxelles, qui s‘inquiétait du caractère potentiellement anti-concurrentiel du couplage du système d‘exploitation Windows avec Internet Explorer.

Dès mars, les utilisateurs européens de Windows, qui équipe neuf ordinateurs sur dix dans le monde, verront s‘afficher une fenêtre de choix parmi douze navigateurs pour sélectionner leur navigateur par défaut.

Depuis début janvier sur les murs du métro parisien, l‘une des publicités de Google dresse la liste de tout ce qu‘une personne pourrait faire avec Chrome si elle décidait impulsivement de réserver un voyage en vue de la Coupe du monde de football en Afrique du Sud: regarder des vidéos sur YouTube, discuter avec des amis par messagerie instantanée, comparer les prix des billets d‘avion pour Johannesburg ou encore envoyer des messages sur Twitter.

“Vingt-et-un onglets ouverts, 0 bug, 1 navigateur”, peut-on lire sur la publicité.

Mais, malgré les performances de Chrome dans de nombreux domaines, notamment la vitesse de chargement des pages, le navigateur n‘est pas parvenu à gagner une part de marché significative depuis son lancement il y a un peu plus d‘un an.

Selon les statistiques de NetMarketShare publiées lundi, Chrome représentait en janvier 5,2% du marché mondial des navigateurs, loin derrière Internet Explorer de Microsoft (62,2%) et Firefox de Mozilla (24,4%).

Augmenter sa part de marché est crucial pour Google s‘il veut réussir à créer un nouveau système d‘exploitation basé sur Chrome et qui pourrait un jour rivaliser avec Windows.

Toujours pour promouvoir son navigateur, Google a conclu l‘année dernière un accord avec Sony pour pré-installer Chrome sur certains ordinateurs.

Google n‘a pas souhaité chiffrer le coût de sa campagne publicitaire en Europe, confiée à l‘agence Omnicom, qui n‘a pas répondu aux appels de Reuters.

Avec Alexei Oreskovic à San Francisco, version française Mathilde Gardin

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