Vivendi pourrait être contraint de réduire ses acquisitions

lundi 1 février 2010 14h28
 

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Les conséquences financières du jugement rendu vendredi aux Etats-Unis à l'encontre de Vivendi paraissent incertaines et lointaines, mais cette épée de Damoclès pourrait freiner les ambitions de croissance externe du groupe, estiment les analystes.

Ils s'accordent à juger la décision de justice étonnante: le groupe de médias et de télécoms est reconnu coupable d'avoir communiqué des informations trompeuses à ses actionnaires entre octobre 2000 et août 2002 mais son PDG et son directeur financier de l'époque, Jean-Marie Messier et Guillaume Hannezo, sont exonérés de toute responsabilité.

L'action perdait 3,37% à 18,215 vers 13h55 à la Bourse de Paris, accusant la plus forte baisse de l'indice CAC 40.

"Ce qui est décevant, c'est que le fait que Messier et Hannezo sont considérés comme non coupables aurait dû amener à la décision que la société est non coupable", commente un analyste, jugeant le verdict "incohérent".

UBS souligne de son côté dans une note que l'action a perdu environ 15% depuis son plus haut niveau de janvier, signifiant qu'une partie de l'amende susceptible d'être payée a déjà été inscrite dans le cours.

Les montants circulant dans la presse oscillent entre quatre et neuf milliards de dollars, des évaluations qualifiées de "fantaisistes" par l'avocat de Vivendi, maître Hervé Pisani.

"Il est impossible aujourd'hui de déterminer un montant parce que le jury déterminera l'impact sur le cours de chaque jour de Bourse de la période de l'information qu'il considère comme fausse", a-t-il dit à Reuters. "Personne aujourd'hui n'a l'historique des achats ventes de l'ensemble des actionnaires."

Il a ajouté que le processus "très long et compliqué" pourrait durer au total deux à trois ans.   Suite...

 
<p>Jean-Bernard L&eacute;vy, pr&eacute;sident du directoire de Vivendi. Les cons&eacute;quences financi&egrave;res du jugement rendu vendredi aux Etats-Unis &agrave; l'encontre de Vivendi paraissent incertaines et lointaines, mais cette &eacute;p&eacute;e de Damocl&egrave;s pourrait freiner les ambitions de croissance externe du groupe, estiment les analystes. /Photo prise le 1er septembre 2009/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>