Hillary Clinton défend un internet libre, Pékin calme le jeu

jeudi 21 janvier 2010 21h43
 

WASHINGTON/PEKIN (Reuters) - Hillary Clinton a plaidé jeudi pour un internet libre et réclamé la condamnation des responsables de "cyberattaques", que ce soit des pays ou des individus.

La secrétaire d'Etat américaine a critiqué l'attitude de la Chine, qui tente d'apaiser les tensions qui montent avec Washington sur le cas de Google.

"Un nouveau rideau est en train de s'abattre sur l'information dans une grande partie du monde", a dit Hillary Clinton lors d'un discours à Washington, qualifiant les restrictions sur internet d'équivalent moderne du mur de Berlin.

Google, le géant américain d'internet, a annoncé la semaine dernière avoir été la cible, comme d'autres entreprises et des dissidents chinois, d'une vaste opération de cyberespionnage en Chine et menace de quitter ce pays.

"Les pays ou les individus qui se livrent à des cyberattaques doivent subir les conséquences (de leurs actes) et être condamnés internationalement. Dans un monde connecté, une attaque contre les réseaux d'une nation peut être une attaque contre toutes les nations", a dit Hillary Clinton.

"En répétant avec force ce message, nous pouvons créer des codes de comportement entre les Etats et favoriser le respect des réseaux internet mondiaux", a-t-elle ajouté.

La secrétaire d'Etat a cité la Chine, l'Iran, l'Arabie Saoudite et l'Egypte parmi les pays imposant des filtres à internet ou attaquant les blogueurs, ce qui est contraire à la déclaration universelle des droits de l'homme, a-t-elle souligné.

Néanmoins, internet peut avoir des aspects négatifs lorsqu'Al Qaïda s'en sert "pour vomir sa haine et inciter à la violence contre des innocents".

"Mais ces défis ne doivent pas devenir une excuse pour que les gouvernements violent systématiquement les droits et la vie privée de ceux qui utilisent internet à des fins pacifiques", a-t-elle ajouté.   Suite...