Alcatel devrait être contraint de lever des fonds en 2010

mercredi 20 janvier 2010 16h23
 

par Leila Abboud et Marie Mawad

PARIS (Reuters) - Alcatel-Lucent sera probablement contraint de lever des fonds en Bourse ou d'émettre des obligations pour renflouer son bilan en 2010, après 12 trimestres consécutifs de pertes, estiment des analystes.

L'équipementier télécom, né de la fusion entre Alcatel et l'américain Lucent en 2006, enchaîne les restructurations depuis plus de trois ans pour tenter de redresser ses activités et de résorber ses pertes, mais il n'a toujours pas réussi à générer régulièrement un flux de trésorerie positif, s'inquiètent-ils.

Alcatel-Lucent doit rembourser 1,2 milliard d'euros de dette l'an prochain, plusieurs de ses échéances obligataires venant à terme, et pourrait se trouver forcé d'émettre de nouvelles actions, estime un banquier proche du groupe.

"Ce serait la prochaine étape logique après l'émission d'obligations convertibles (que le groupe a effectué récemment)", a déclaré le banquier.

Alcatel-Lucent a levé un milliard d'euros en septembre dernier grâce à une émission d'obligations de type Oceane, mais la société a depuis vu sa note de crédit dégradée, et elle a publié des résultats trimestriels mitigés.

En émettant des actions, le groupe s'adresserait à une catégorie différente d'investisseurs, a souligné le banquier.

Des analystes estiment également plus probable qu'Alcatel procède à une augmentation de capital réservée à ses actionnaires plutôt qu'une levée de fonds à grande échelle, dans un souci de rassurer ces investisseurs qui ont subi de plein fouet la dégringolade boursière du titre ces dix dernières années.

Monté jusqu'à 97 euros au plus haut de la bulle internet, le titre Alcatel est tombé sous le seuil d'un euro en mars 2009, pour s'échanger désormais à environ 2,60 euros.   Suite...

 
<p>Selon des analystes, Alcatel-Lucent sera probablement contraint de lever des fonds en Bourse ou d'&eacute;mettre des obligations pour renflouer son bilan en 2010, apr&egrave;s 12 trimestres cons&eacute;cutifs de pertes. /Photo d'archives/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>