Vivendi recule en Bourse en raison de craintes judiciaires

lundi 18 janvier 2010 12h12
 

PARIS (Reuters) - Vivendi perdait 3% lundi matin en Bourse après un article du Financial Times évoquant un risque plus élevé que prévu en matière de dommages et intérêts à payer dans le cadre de la "class-action" en cours aux Etats-Unis.

Vers 11h05, le titre perdait 2,93%, accusant ainsi plus forte baisse du CAC et du SRD, à 20,030 euros, alors que l'indice CAC 40 progressait de 0,43% et que l'indice DJ Stoxx sectoriel reculait de 0,9%.

"Vivendi subit aujourd'hui les craintes sur le résultat de la class-action aux Etats-Unis, avec des montants potentiels de dommages plus élevés que ce qui circulait dans la presse jusqu'ici", dit Charles Bedouelle, analyste chez Exane BNP Paribas.

Selon le Financial Times, Vivendi se prépare à une éventuelle facture de plusieurs milliards d'euros de dommages et intérêts à payer à la suite de la plainte en "class-action" déposée en 2002 contre la société, son ancien PDG Jean-Marie Messier et son ancien directeur financier Guillaume Hannezo.

"Un verdict pourrait tomber dès demain. Si le jury décide que les inculpés sont responsables, il va aussi déterminer le montant des dommages et intérêts à réclamer. Un expert appelé par les plaignants a estimé le montant maximum de ces dommages et intérêts à huit milliards d'euros", écrit le quotidien, citant Arthur Abbey, principal avocat des actionnaires.

Hervé Pisani, l'avocat français qui représente Vivendi dans ce procès, a déclaré à Reuters qu'il était prématuré d'estimer le montant des dommages éventuels et ajouté que Vivendi fera appel si le groupe était condamné.

Juliette Rouillon, édité par Jean-Michel Bélot

 
<p>Jean-Bernard Levy, pr&eacute;sident du directoire de Vivendi. Le groupe fran&ccedil;ais de m&eacute;dias et de t&eacute;l&eacute;coms perdait 3% lundi matin en Bourse apr&egrave;s un article du Financial Times &eacute;voquant un risque plus &eacute;lev&eacute; que pr&eacute;vu en mati&egrave;re de dommages et int&eacute;r&ecirc;ts &agrave; payer dans le cadre de la "class-action" en cours aux Etats-Unis. /Photo d'archives/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>