Google dément quitter la Chine et dit vouloir négocier

dimanche 17 janvier 2010 18h43
 

par Melanie Lee

SHANGHAI (Reuters) - Une deuxième semaine de tensions s'annonce entre Google et les autorités chinoises alors que persistent les spéculations sur un possible retrait de Chine du géant américain des services internet.

Le groupe américain, concepteur du moteur de recherche en ligne le plus populaire chez les internautes, a déclaré la semaine dernière qu'il envisageait de quitter la Chine après avoir été pris pour cible par une "cyber-attaque" sophistiquée durant laquelle des données protégées lui auraient été dérobées.

La société a expliqué qu'elle n'était plus disposée à filtrer les contenus sur son moteur chinois (www.google.cn) et qu'elle souhaitait obtenir la possibilité de mettre en ligne un moteur non-filtré, sans quoi elle pourrait se retirer de Chine.

Après ces déclarations, des blogs et des médias chinois ont rapporté, en citant des sources non identifiées au sein de l'entreprise, que Google avait déjà pris la décision de fermer ses bureaux en Chine.

Le groupe a démenti en disant qu'il poursuivait la surveillance de ses réseaux mise en place après l'attaque qui les a visés mi-décembre. Il a ajouté qu'il aurait des discussions avec les autorités chinoises au cours des semaines à venir.

La plupart des filtres restaient en place dimanche sur le site chinois de Google, même si les contrôles sur certains thèmes de recherche, comme la répression des manifestations de la place Tiananmen le 4 juin 1989, semblaient avoir été assouplis.

Pékin s'est efforcé de son côté de minimiser la menace d'un départ de Google du pays, en assurant que de multiples solutions étaient envisageables. Mais les autorités ont souligné que toutes les entreprises étrangères, Google compris, devaient se plier aux lois chinoises.

Washington a annoncé pour sa part sa décision de soumettre à Pékin une demande formelle d'explication sur les "cyber-attaques".   Suite...

 
<p>Une deuxi&egrave;me semaine de tensions s'annonce entre Google et les autorit&eacute;s chinoises alors que persistent les sp&eacute;culations sur un possible retrait de Chine du g&eacute;ant am&eacute;ricain des services internet. /Photo prise le 13 janvier 2010/REUTERS/Jason Lee</p>