La presse française en ligne mise sur le modèle mixte

jeudi 14 janvier 2010 17h45
 

par Grégory Blachier

PARIS (Reuters) - A la recherche de son modèle économique, la presse française en ligne tend vers l'adoption massive en 2010 d'une offre mixte, avec des contenus gratuits et payants, comme l'a fait Libération en septembre dernier.

L'irruption d'internet comme média de masse a confronté la presse traditionnelle à une équation complexe: comment offrir une information de qualité et rentable en s'adaptant à une philosophie nourrie de gratuité et d'instantanéité ?

Le sujet est bien plus vaste que le cercle de la presse française. Rupert Murdoch, patron du géant des médias NewsCorp a ainsi fait sensation à l'automne en émettant l'idée de faire payer l'accès à ses journaux sur internet.

Les analystes estimaient alors qu'il serait difficile pour des groupes ne disposant pas d'un empire multimédia de vendre leur contenu et suggéraient plutôt un développement d'offres complémentaires et sur des plateformes telles que les mobiles.

C'est le sens que prend aujourd'hui la mutation des sites de la presse française, qu'elle soit nationale ou régionale, dans un contexte de difficultés financières. Le groupe Le Monde a ainsi prévu une perte de 13 millions d'euros pour 2009.

Depuis septembre, liberation.fr propose une offre payante à ses lecteurs. Les abonnés peuvent lire leur quotidien dès son bouclage la veille et accéder à des contenus exclusifs, pour 6 ou 12 euros mensuels.

En près de quatre mois, 3.500 "libénautes" ont souscrit à cette formule, pour un objectif sur l'année de 20.000 abonnés.

"Le bilan est clairement positif. C'est un modèle sain et qui me semble à terme le seul possible", explique à Reuters Ludovic Blecher, rédacteur en chef du site.   Suite...

 
<p>A la recherche de son mod&egrave;le &eacute;conomique, la presse fran&ccedil;aise en ligne tend vers l'adoption massive en 2010 d'une offre mixte, avec des contenus gratuits et payants. Elle compte &eacute;galement tirer profit de la g&eacute;n&eacute;ralisation de supports mobiles, du type iPhone d'Apple, pouvant h&eacute;berger des sites mixtes plus &eacute;volu&eacute;s technologiquement. /Photo d'archives/REUTERS/Mike Segar</p>