L'OPA de France Télécom sur l'égyptien ECMS est suspendue

mercredi 13 janvier 2010 19h08
 

LE CAIRE/PARIS (Reuters) - L'offre publique d'achat lancée par France Télécom sur les participations des actionnaires minoritaires de l'opérateur mobile égyptien ECMS est suspendue, annoncent les autorités locales de régulation financière.

La justice égyptienne avait déclaré recevable en début de journée la contestation par Orascom Telecom de la décision des autorités approuvant l'offre de France Télécom.

La prochaine audience a été fixée au 13 février, a indiqué France Télécom dans un communiqué, prenant acte de la décision du jour et déclarant que le groupe se joindra à la défense de l'EFSA, l'autorité égyptienne des marchés financiers.

"France Télécom va se porter au soutien de l'EFSA, pour obtenir une décision définitive positive et permettre ainsi l'achèvement du processus de l'offre", écrit l'opérateur français.

Un différend oppose depuis plusieurs mois France Télécom et le groupe cairote Orascom Telecom au sujet de leur filiale commune Mobinil, qui détient 51% du premier opérateur mobile égyptien ECMS. Celle-ci commercialise ses services sous la marque Mobinil.

France Télécom a lancé, via sa filiale Orange Participations, une offre d'achat à 245 livres égyptiennes par action sur les minoritaires d'ECMS.

Le président exécutif d'Orascom, Naguib Saouiris, qui s'adressait à la presse à la sortie du tribunal, a déclaré: "Nous sommes dans notre pays, nous y restons. Nous ne partons pas."

"Cette décision prouve que l'avis de l'autorité (de régulation financière) était erroné. Notre position est juste. La prochaine étape devra venir du régulateur, pas de nous. Nous n'avions dès le départ aucune envie de vendre", a-t-il ajouté.

La suspension de l'OPA intervient un jour avant l'expiration de l'offre de France Télécom.   Suite...

 
<p>L'offre publique d'achat lanc&eacute;e par France T&eacute;l&eacute;com sur les participations des actionnaires minoritaires de l'op&eacute;rateur mobile &eacute;gyptien ECMS est suspendue, en raison de la contestation par Orascom Telecom de la d&eacute;cision des autorit&eacute;s &eacute;gyptiennes approuvant l'offre du fran&ccedil;ais. /Photo d'archives/REUTERS/R&eacute;gis Duvignau</p>