13 janvier 2010 / 12:57 / dans 8 ans

Peu de chances que l'exemple de Google en Chine ne soit suivi

<p>Si&egrave;ge de Google China, &agrave; P&eacute;kin. Google menace de quitter la Chine pour cause de censure, et certains analystes s'interrogent sur la possibilit&eacute; de voir d'autres grands noms imiter le g&eacute;ant am&eacute;ricain. /Photo prise le 13 janvier 2010/REUTERS/Jason Lee</p>

HONG KONG (Reuters) - Après la menace de Google de quitter la Chine pour cause de censure, certains analystes s‘interrogent sur la possibilité de voir d‘autres grands noms imiter le géant américain, mais cette perspective semble avoir peu de chances de se concrétiser.

Google a dit mardi envisager une fermeture de son portail internet et de ses activités en Chine, affirmant ne plus vouloir subir la censure des autorités chinoises sur les résultats fournis par son moteur de recherche.

Le géant américain prendrait peu de risque en se retirant du premier marché internet mondial par nombre d‘utilisateurs, car ses activités en Chine restent limitées à la recherche sur internet et aux courriels et représentent une part relativement faible de l‘ensemble de son chiffre d‘affaires.

Toutefois, la situation n‘est pas la même pour les autres géants que sont Microsoft et Yahoo, ou pour les principaux groupes chinois comme Baidu, Sina et Sohu.

De fait, Microsoft possède de nombreux intérêts en Chine, où il a investi des millions de dollars et où il emploie des centaines de programmeurs informatiques dans son réseau de centres de recherche et développement.

En outre, Microsoft qui vient de lancer une version chinoise de son propre moteur de recherche, Bing, considère ce marché comme l‘une de ses principales priorités.

D‘autant plus que les ventes d‘ordinateurs ont atteint la barre annuelle de 40 millions d‘unités et beaucoup de PC sont vendus avec un système d‘exploitation Microsoft.

Yahoo est également très impliqué en Chine, alors qu‘il a déboursé un milliard de dollars pour prendre 40% d‘Alibaba Group, maison mère d‘Alibaba.com et exploitant de deux des principaux sites chinois de vente en ligne.

Etant donné la taille de son investissement en Chine et la grande importance d‘Alibaba sur le marché chinois, il apparaît difficile que Yahoo tente un bras de fer avec les autorités chinoises.

En ce qui concerne les trois entreprises chinoises les plus anciennes sur le marché internet, Sina, Sohu and NetEase.com, présentes dans les e-mails, les jeux ou le commerce en ligne, toutes prennent soins de ne pas froisser Pékin.

Quant à Baidu, principal concurrent de Google dans la recherche internet en Chine, il s‘autocensure conformément à la législation chinoise pour éviter d’être confronté à des sujets sensibles, notamment politiques.

Du fait de leur dépendance quasi-totale aux autorités chinoises, ces entreprises ne devraient pas non plus rejoindre Google dans sa démarche de dénonciation de la censure en Chine.

En réaction, l‘agence officielle Chine nouvelle, citant un représentant du gouvernement de Pékin, rapporte que les autorités chinoises “cherchent à en savoir plus sur la déclaration de Google affirmant qu‘il pourrait quitter la Chine”.

Doug Young, version française Alexandre Boksenbaum-Granier

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