Un quart des cartes bancaires allemandes en panne

mercredi 6 janvier 2010 16h01
 

PARIS (Reuters) - Gemalto a indiqué mercredi travailler avec les banques allemandes pour rétablir le fonctionnement des cartes bancaires défectueuses qui ont empêché un grand nombre de porteurs outre-Rhin d'effectuer des paiements ou de retirer de l'argent depuis le passage à la nouvelle année.

Le numéro un mondial des cartes à puces a précisé dans un communiqué que seules les cartes allemandes étaient concernées, représentant plus de 30 millions d'unités, soit un quart des cartes en circulation, selon les associations de banques publiques et privées du pays.

Gemalto a également indiqué mettre au point "une procédure corrective" visant à éviter le remplacement des cartes concernées, dont le coût pourrait s'élever à quelques 300 millions d'euros, disent des experts.

Son concurrent Oberthur Technologies a quant à lui précisé dans un communiqué que "(ses) cartes bancaires (...) émises en Allemagne ou ailleurs n'ont pas été impactées et (fonctionnaient) normalement".

Vers 15h00, le titre Gemalto recule de 3,35%, à 29,705 euros, alors que le SBF 120 est stable (+0,04%).

"Je pense que c'est cet élément qui pèse sur le titre", indique un analyste, qui attend des précisions sur ce dossier.

"Nous pensons pouvoir déployer rapidement avec les banques allemandes une solution qui permettra le retour complet à la normale", a déclaré dans un communiqué le directeur général de Gemalto, Olivier Piou.

Selon un trader parisien, l'incident devrait rester cantonné à l'Allemagne, avec un risque limité que le groupe se trouve dans l'obligation de remplacer toutes les cartes déficientes.

Le coût de remplacement d'une carte est estimé à 5-10 euros pièce, selon des sources bancaires.

Juliette Rouillon et Marie Mawad, avec Jonathan Gould à Francfort, édité par Dominique Rodriguez et Gilles Guillaume

 
<p>Gemalto a indiqu&eacute; mercredi travailler avec les banques allemandes pour r&eacute;tablir le fonctionnement des cartes bancaires d&eacute;fectueuses qui ont emp&ecirc;ch&eacute; un grand nombre de porteurs outre-Rhin d'effectuer des paiements ou de retirer de l'argent depuis le passage &agrave; la nouvelle ann&eacute;e. /Photo d'archives/REUTERS</p>