Apple rachète la régie publicitaire mobile Quattro

mardi 5 janvier 2010 19h53
 

SAN FRANCISCO (Reuters) - Apple a racheté Quattro Wireless, une régie publicitaire spécialisée dans les plates-formes mobiles, confirmant l'intention prêtée au fabricant de l'iPhone de concurrencer Google sur ce créneau en croissance.

La transaction, dont le montant n'a pas été révélé, a été annoncée mardi sur le site internet de Quattro. Un porte-parole d'Apple a également refusé de préciser les modalités financières de cet accord.

L'action Apple a atteint en séance à Wall Street un record historique à 215,59 dollars.

Le blog spécialisé All Things Digital, affilié au Wall Street Journal, avait rapporté lundi soir qu'Apple était sur le point de débourser 275 millions de dollars (190 millions d'euros) pour acquérir Quattro.

"Nous sommes impatients de développer de nouvelles opportunités passionnantes qui bénéficieront aux utilisateurs de Quattro à l'avenir", a déclaré Steve Dowling, porte-parole d'Apple.

Quattro est un concurrent d'AdMob, que Google a racheté en novembre dernier pour 750 millions de dollars (519 millions d'euros) alors qu'Apple était également sur les rangs, selon plusieurs médias.

Créé en 2006, la régie est présente sur plusieurs milliers de sites internet mobiles. On la trouve notamment sur des applications de l'iPhone, ainsi que des téléphones utilisant le système d'exploitation Android de Google, mais aussi d'autres smartphones.

Apple dispose de 30 milliards de dollars de liquidités et valeurs mobilières mais procède rarement à des acquisitions.

La firme à la pomme a racheté le service de musique en ligne Lala en décembre pour un montant resté confidentiel. En 2008, il avait acquis PA Semi, un fabricant de puces à faible consommation, pour 278 millions de dollars (192 millions d'euros).

Gabriel Madway, version française Clément Dossin et Claude Chendjou

 
<p>Apple a rachet&eacute; Quattro Wireless, une r&eacute;gie publicitaire sp&eacute;cialis&eacute;e dans les plates-formes mobiles. Le montant de la transaction n'a pas &eacute;t&eacute; r&eacute;v&eacute;l&eacute;. /Photo d'archives/REUTERS/Mario Anzuoni</p>