Les médias hésitent à miser gros sur les paris en ligne

mercredi 30 décembre 2009 10h48
 

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Après avoir présenté les paris en ligne comme un nouvel eldorado, les groupes de médias ont adopté une approche plus prudente face à l'ouverture à la concurrence d'un marché techniquement complexe.

A quelques exceptions près, comme le groupe Amaury et Eurosport (groupe TF1) qui ont opté pour des coentreprises, la plupart des groupes médias préfèrent se limiter à des partenariats, à l'image de RMC et de l'opérateur Unibet.

"On n'avait pas intérêt à être concurrents directs de nos clients potentiels", a déclaré à Reuters Alain Weill, P-DG de fondateur de NextRadioTV, maison mère de RMC.

"Ceux qui font des coentreprises vont commencer à perdre de l'argent les premières années alors que nous on va en gagner tout de suite", a-t-il ajouté, disant anticiper une amélioration de 10% du chiffre d'affaires de RMC au cours de la première année après l'ouverture du marché.

François-Xavier Leroux, consultant au sein du cabinet Ineum, a souligné que les groupes de médias, comme les opérateurs télécoms, disposaient d'atouts pour pénétrer ce nouveau marché, comme des bases de clients captives, voire des moyens de les facturer, mais ont préféré se contenter de partenariats basés sur des accords de marques.

"La plupart se sont dits que ce n'était pas en intervenant directement qu'ils pourraient capter la manne publicitaire et que c'était un métier avec des risques possibles pour leur image ainsi qu'une certaine complexité technologique", note-t-il.

Le cabinet NPA Conseil évalue les investissements publicitaires bruts sur le marché des jeux et paris en ligne à entre 200 et 250 millions d'euros bruts par an au cours des trois prochaines années.

Jean-François Vilotte, président de la mission de préfiguration de l'Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel), qui dépend du ministère du Budget, a dit s'attendre à l'octroi d'une centaine de licences réparties en trois catégories (paris hippiques, paris sportifs et poker).   Suite...

 
<p>Apr&egrave;s avoir pr&eacute;sent&eacute; les paris en ligne comme un nouvel eldorado, les groupes de m&eacute;dias ont adopt&eacute; une approche plus prudente face &agrave; l'ouverture &agrave; la concurrence d'un march&eacute; techniquement complexe. /Photo d'archives/REUTERS/Romeo Ranoco</p>