Les jeux sur les sites sociaux, nouveau casse-tête des patrons

jeudi 24 décembre 2009 14h14
 

par Shrutika Verma et Antonita Madonna Devotta

BANGALORE (Reuters) - Les chefs d'entreprise qui se plaignent d'une baisse de productivité liée à la fréquentation des réseaux sociaux par leurs employés ont un nouveau sujet de préoccupation: les jeux hébergés par ces sites.

Ces jeux sociaux gratuits d'un nouveau genre, dits "asynchrones", permettent de jouer à plusieurs sans être nécessairement connectés au même moment.

Peu contraignants, des jeux comme FarmVille, Cafe World, Restaurant City, Pet Society ou encore Happy Aquarium - développés par Zynga, Playfish, Crowdstar and Slashkey - demandent aussi peu de concentration, ce qui les a rendus particulièrement populaires auprès de certains salariés qui se connectent fréquemment pendant leurs heures de travail.

Selon le cabinet d'études Nucleus Research, à Boston, près de la moitié des employés de bureau aux Etats-Unis se connectent à des réseaux sociaux sur leur lieu de travail, ce qui se traduit par une perte moyenne globale de productivité de 1,5%.

"Nous constatons que de plus en plus de gens et d'organisations reconnaissent cette perte de productivité, donc il est probable que le blocage des applications Facebook par les responsables des services informatiques devienne plus fréquent", explique Rebecca Wettemann, de Nucleus Research.

Quant à la fédération indienne des chambres de commerce et d'industrie, elle estime que la fréquentation des réseaux sociaux sur les lieux de travail détourne 12,5% de la productivité des entreprises.

Facebook, premier réseau social en ligne, revendique 350 millions d'utilisateurs et estime que 20% d'entre eux jouent en ligne.

Mais si les entreprises considèrent que les réseaux sociaux sont un fléau et tentent d'en limiter l'accès, ce point de vue ne fait pas l'unanimité. Anand Tatambhotla, consultant dans une société de conseil de Bangalore, assimile le jeu en ligne à une pause, comme discuter avec ses collègues ou fumer une cigarette.   Suite...

 
<p>Les chefs d'entreprise qui se plaignent d'une baisse de productivit&eacute; li&eacute;e &agrave; la fr&eacute;quentation des r&eacute;seaux sociaux par leurs employ&eacute;s ont un nouveau sujet de pr&eacute;occupation: les jeux h&eacute;berg&eacute;s par ces sites. /Photo d'archives/REUTERS/R&eacute;gis Duvignau</p>