18 décembre 2009 / 15:22 / dans 8 ans

Free Mobile obtient la 4e licence, à l'équilibre en 2015

<p>Free Mobile, filiale d'Iliad, a sans surprise obtenu la quatri&egrave;me licence mobile de troisi&egrave;me g&eacute;n&eacute;ration (3G), ce qui devrait se traduire par une concurrence accrue et une baisse des prix pour les consommateurs fran&ccedil;ais. /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann</p>

PARIS (Reuters) - Free Mobile, filiale d‘Iliad, a sans surprise obtenu la quatrième licence mobile de troisième génération (3G), ce qui devrait se traduire par une concurrence accrue et une baisse des prix pour les consommateurs français.

Le choix d‘Iliad annoncé par l‘Arcep, le régulateur français des télécoms, était attendu puisque le groupe était l‘unique candidat à avoir répondu à cet appel d‘offres lancé en août pour une licence dont le prix a été fixé à 240 millions d‘euros.

“Le déploiement démarre dès lundi matin. On n‘a pas une minute à perdre”, a déclaré Thomas Reynaud, le directeur financier d‘Iliad, lors d‘une interview à Reuters.

Free Mobile s‘est engagé à ouvrir commercialement son réseau mobile au plus tard dans deux ans, à couvrir d‘ici huit ans au moins 90% de la population, et à accueillir sur son réseau des opérateurs mobiles virtuels (MVNO), a précisé l‘Arcep dans un communiqué.

“Dès 2012, les consommateurs verront leurs possibilités de choix élargies”, a expliqué l‘Arcep.

Son président, Jean-Ludovic Silicani, a ajouté lors d‘une conférence de presse que Free Mobile pourrait atteindre l’équilibre en 2015 environ, ce que le directeur financier d‘Iliad a confirmé.

L‘Arcep a souligné que la trésorerie et la capacité d‘autofinancement d‘Iliad lui permettait de financer le projet Free Mobile, mais que des sources complémentaires de financement, dont d’éventuelles augmentations de capital, n’étaient pas exclues.

Interrogé sur l’éventuelle ouverture de boutiques, Thomas Reynaud a expliqué que le groupe, qui réalise aujourd‘hui l‘ensemble de son chiffre d‘affaires dans la vente par internet, réfléchissait à la mise en place d‘un réseau physique, d‘abord à travers des partenariats, puis détenu en propre.

Aucune décision n‘a encore été prise quant au choix d‘un équipementier télécoms, a-t-il ajouté. “Nous sommes en discussions avec les grands équipementiers, Alcatel-Lucent, Nokia, Ericsson et Huawei ”, a-t-il dit.

A l‘Arcep, Jean-Ludovic Silicani a pour sa part indiqué que le groupe de Xavier Niel ne prévoyait pas de subventionner les terminaux mobiles, contrairement aux trois opérateurs existants.

“L‘horizon s’éclaircit franchement pour Iliad et le titre devait bien réagir à cette décision de l‘Arcep qui marque le coup d‘envoi de l‘aventure Free Mobile, selon nous stratégiquement pertinente, créatrice de valeur et possible financièrement pour le groupe”, commente un analyste de CM-CIC dans une note.

D‘AUTRES FRÉQUENCES MISES AUX ENCHÈRES

“Pour France Télécom, Bouygues et Vivendi, l‘arrivée d‘Iliad dans les mobiles nous semble déjà intégrée dans les valorisations, mais on ne peut exclure un impact négatif supplémentaire à moyen terme lorsque Free commencera à peser sur les parts de marchés des trois opérateurs”, estime un autre analyste.

Vers 15h20, le titre Iliad gagnait 4% à 84 euros. France Télécom progressait de 0,12% à 17,08 euros. Vivendi cédait 0,3% à 20,265 euros et Bouygues reculait de 0,4% à 35,255 euros.

D‘autres fréquences devraient être mises aux enchères au cours des prochains mois, dans le cadre d‘un processus ouvert également aux opérateurs existants.

L‘Arcep a indiqué qu‘un nouvel appel d‘offres serait lancé au premier semestre 2010 pour attribuer le reliquat de fréquences dans la bande 2,1 GHz.

Le processus d‘attribution des bandes 800 MHz et 2,6 GHz permettant le déploiement des réseaux mobiles de quatrième génération à très haut débit (4G) serait quant à lui déclenché au second semestre 2010.

“Il est beaucoup trop tôt pour évoquer ce point”, a répondu Thomas Reynaud, interrogé sur son intérêt pour ces fréquences supplémentaires.

L‘Arcep militait depuis dix ans pour l‘entrée d‘un quatrième opérateur, espérant stimuler la concurrence sur le marché français du mobile arrivé à maturité.

Plus que son impact en terme de part de marché, des analystes interrogés par Reuters avaient estimé qu‘un nouvel entrant exercerait une pression importante à la baisse sur les prix du mobile en France.

Une baisse de 10% de la facture téléphonique des Français avait été avancée.

Marie Mawad, édité par Cyril Altmeyer et Dominique Rodriguez

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below