L'accord Orange/T-Mobile en Grande-Bretagne déplairait à l'Ofcom

jeudi 17 décembre 2009 19h53
 

par Georgina Prodhan

LONDRES (Reuters) - Le projet de fusion des activités britanniques des opérateurs Orange (groupe France Télécom) et T-Mobile (Deutsche Telekom) pourrait entraver la concurrence et nuire aux consommateurs, a estimé l'Ofcom, l'organisme de régulation du secteur.

Dans un rapport sur le marché national de la téléphonie mobile, l'Ofcom se dit satisfait du service rendu aux consommateurs grâce à la concurrence entre les cinq opérateurs présents dans le pays mais il note que cette situation pourrait changer si le projet de fusion Orange/T-Mobile était mis en oeuvre.

"Le projet de fusion entre T-Mobile et Orange pourrait bien avoir d'importantes implications pour les conclusions exposées dans ce document et pour notre futur programme de travail", ajoute-t-il.

L'Ofcom n'a pas d'autorité directe pour approuver ou refuser des fusions au Royaume-Uni: celles-ci sont du ressort de l'Office of Fair Trading ou de l'Union européenne selon les cas. Mais le régulateur explique dans son rapport s'attendre à fournir un avis aux autorités compétentes.

Il ajoute que le dossier relève de la Commission européenne et que les entreprises concernées ont annoncé leur intention de soumettre le projet à la CE, qui pourrait le renvoyer aux autorités britanniques.

La Commission a déclaré n'avoir pas reçu pour l'instant le projet d'Orange et T-Mobile, qui ont annoncé début septembre leur intention de fusionner leurs filiales britanniques dans une coentreprise à 50-50.

Cette dernière détiendrait environ 37% du marché britannique de la téléphonie mobile, ce qui en ferait de loin le numéro un national.

Avec Foo Yun Chee à Bruxelles, version française Marc Angrand

 
<p>Le projet de fusion des activit&eacute;s britanniques des op&eacute;rateurs Orange (groupe France T&eacute;l&eacute;com) et T-Mobile (Deutsche Telekom) pourrait entraver la concurrence et nuire aux consommateurs, a estim&eacute; l'Ofcom, l'organisme de r&eacute;gulation du secteur. /Photo prise le 8 septembre 2009/REUTERS/Darren Staples</p>