Free attend sa licence 3G et devra signer un accord d'itinérance

jeudi 17 décembre 2009 10h38
 

par Marie Mawad et Leila Abboud

PARIS (Reuters) - Bien parti pour être sacré quatrième opérateur mobile par l'Arcep, Free a promis de réduire la facture télécoms des Français mais la négociation d'un accord d'itinérance avec France Télécom, SFR ou Bouygues pourrait restreindre sa marge de manoeuvre.

L'attribution de la quatrième licence de troisième génération (3G), pour laquelle la maison mère de l'opérateur, Iliad, est candidat unique, fait désormais peu de doute et devrait recueillir vendredi une réponse favorable de la part de l'Arcep, le régulateur français des télécoms.

Iliad démarrera alors des négociations avec les mêmes concurrents qui ont tenté ces dernières années de bloquer son arrivée sur le marché du mobile et avec lesquels le fournisseur d'accès à internet (FAI) s'est livré à de nombreuses batailles judiciaires et politiques, soulignent des spécialistes.

Selon les modalités prévues par le régulateur des télécoms, le quatrième opérateur mobile devra déployer ses propres antennes pour desservir au moins un quart des Français, représentant une dizaine de villes, avant d'obtenir le droit d'accéder au réseau de l'un de ses concurrents dans le cadre d'un contrat d'itinérance de six ans.

Free estime qu'il lui faudra deux ans environ pour la mise en place de son réseau avant de disposer d'une couverture suffisante pour lancer ses premières offres commerciales.

Un accord d'itinérance serait néanmoins signé dès le premier semestre 2010, disent des sources sectorielles, tablant sur un montant annuel compris entre 100 et 200 millions d'euros.

"QUI VA CRAQUER ET SIGNER?"

Orange et SFR seraient les plus intéressés, estiment des analystes, citant la volonté de ces deux opérateurs d'augmenter leur chiffre d'affaires dans la vente de gros, Bouygues s'étant pour l'instant plutôt tenu à l'écart d'accords avec des opérateurs mobiles sans réseau (MVNO).   Suite...

 
<p>Bien parti pour &ecirc;tre sacr&eacute; quatri&egrave;me op&eacute;rateur mobile par l'Arcep, Free a promis de r&eacute;duire la facture t&eacute;l&eacute;coms des Fran&ccedil;ais mais la n&eacute;gociation d'un accord d'itin&eacute;rance avec France T&eacute;l&eacute;com, SFR ou Bouygues pourrait restreindre sa marge de manoeuvre. /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann</p>