Surcoût "raisonnable" des mesures sociales, dit France Télécom

vendredi 11 décembre 2009 10h28
 

PARIS (Reuters) - France Télécom évalue à quelques dizaines de millions d'euros le coût supplémentaire des mesures prises au cours des derniers mois pour répondre au conflit social qui a suivi la vague de suicides d'employés de l'entreprise.

"Les surcoûts opérationnels liés aux différentes mesures que nous avons prises sont raisonnables, de l'ordre de quelques dizaines de millions d'euros", a déclaré Stéphane Richard, directeur général délégué de France Télécom à compter du mois prochain, dans une interview au Figaro publiée vendredi.

Stéphane Richard a également réaffirmé la politique du groupe en matière d'acquisitions.

"Nous allons poursuivre. D'une part, en participant à la consolidation dans les pays où nous sommes présents comme nous l'avons fait en Grande-Bretagne et en Suisse. D'autre part, en continuant à labourer dans les régions que nous connaissons bien, notamment en Afrique et au Moyen-Orient."

"Je pense que le temps des grandes fusions est terminé. Le marché ne s'y prête pas et il n'y a pas de candidat. Personnellement, je ne crois pas beaucoup aux mégafusions transfrontalières qui détruisent souvent plus de valeur pour l'actionnaire qu'elles n'en créent", a-t-il ajouté.

Stéphane Richard est entré dans l'entreprise il y a quelques mois en vue de préparer la succession, en 2011, de l'actuel P-DG Didier Lombard.

Sa nomination au poste de numéro deux a été précipitée alors que France Télécom était secoué par une série de suicides de salariés intervenus depuis février 2008.

Vers 9h25, le titre progresse de 0,41%, à 17,25 euros, à comparer avec une hausse de 0,55% pour l'indice DJ Stoxx des télécoms.

Marie Mawad, édité par Cyril Altmeyer

 
<p>Selon St&eacute;phane Richard, directeur g&eacute;n&eacute;ral d&eacute;l&eacute;gu&eacute; de France T&eacute;l&eacute;com &agrave; compter du mois prochain, les mesures prises au cours des derniers mois pour r&eacute;pondre au conflit social qui a suivi la vague de suicides d'employ&eacute;s de l'entreprise ont un surco&ucirc;t "raisonnable, de l'ordre de quelques dizaines de millions d'euros". /Photo prise le 14 octobre 2009/REUTERS/Pascal Rossignol</p>