AOL, de retour en Bourse, divise déjà les analystes financiers

jeudi 10 décembre 2009 10h19
 

par Yinka Adegoke

NEW YORK (Reuters) - Lorsque Tim Armstrong, le directeur général d'AOL, sonnera la cloche jeudi pour ouvrir solennellement la séance à la Bourse de New York, il espèrera sans doute aussi tirer un trait sur l'une des plus désastreuses fusions de l'histoire de Wall Street.

Mais la scission désormais effective entre AOL et Time Warner est loin d'assurer l'avenir boursier du nouveau groupe de services internet, d'autant plus que son capital sera au départ détenu pour une bonne part par des fonds actionnaires de Time Warner.

Tim Armstrong veut repositionner AOL pour en faire un acteur de premier plan des contenus et de la publicité en ligne, face à Google et Yahoo principalement. Mais son groupe sera encore longtemps dépendant des liquidités dégagées par ses activités de fournisseur d'accès, qui n'affichent pas une santé éclatante.

La scission s'est traduite par la distribution aux actionnaires de Time Warner d'une action AOL pour 11 titres détenus. Au cours de clôture de Time Warner le 16 novembre, jour de l'annonce du projet, AOL était valorisé un peu plus de trois milliards de dollars (2,0 milliards d'euros).

Mais au vu des cotations sur le marché gris, sa valeur est tombée depuis à 2,4 milliards de dollars environ.

Cette valorisation, à rapporter à celle de 163 milliards accordée au groupe lors de la fusion avec Time Warner en janvier 2000, pourrait justifier l'intérêt des investisseurs. C'est en tout cas l'avis de Thomas Eagan, analyste de Collins Stewart.

Celui-ci s'appuie sur une comparaison de la valorisation avec celle d'autres fournisseurs d'accès, comme United Online ou Eartlink, sur la base de la valeur d'entreprise par abonné.

"Nous pensons que l'activité d'accès d'AOL à elle seule, avec ses 4,9 millions d'abonnés, vaut 2,2 milliards de dollars. Cela revient à dire que l'activité de portail et toutes les marques d'AOL valent moins de 300 millions", explique-t-il.   Suite...

 
<p>La scission d&eacute;sormais effective entre AOL et Time Warner, concr&eacute;tis&eacute;e par le retour d'AOL en Bourse ce jeudi, est loin d'assurer l'avenir boursier du nouveau groupe de services internet, d'autant plus que son capital sera au d&eacute;part d&eacute;tenu pour une bonne part par des fonds actionnaires de Time Warner. /Photo prise le 28 mai 2009/REUTERS/Lucas Jackson</p>