1 décembre 2009 / 09:48 / il y a 8 ans

Vivendi veut rassurer les régulateurs brésiliens concernant GVT

<p>Jean-Bernard L&eacute;vy, pr&eacute;sident du directoire de Vivendi. Le groupe de m&eacute;dias et de t&eacute;l&eacute;coms annonce avoir franchi un nouveau seuil de 5% au capital de l'op&eacute;rateur t&eacute;l&eacute;com br&eacute;silien GVT et contr&ocirc;ler, en tenant compte d'options d'achat non exerc&eacute;es, 62,85% de ses actions. /Photo prise le 2 mars 2009/Charles Platiau</p>

SAO PAULO/PARIS (Reuters) - Vivendi annonce qu'il a jusqu'au 17 février pour exercer son option d'achat sur environ 12% du capital de l'opérateur brésilien GVT, une précision qui vise à apaiser les craintes des autorités locales sur les modalités de l'opération.

Cette option concerne jusqu'à 16,41 millions d'actions GVT détenues par le fonds d'investissement Tyrus Capital, basé en Grande-Bretagne, selon une notification aux autorités boursières de GVT au Brésil. Son exercice permettrait à Vivendi de détenir environ 63% des actions à droit de vote de GVT, contre près de 50% effectivement détenus pour l'instant.

La CVM, l'autorité de régulation boursière brésilienne, avait constaté lundi soir que Vivendi n'avait pas fourni d'explications sur le fait qu'il n'avait pas encore exercé des options présentées comme irrévocables portant sur 19,6% de GVT.

Vivendi présente Tyrus Capital comme sa contrepartie dans cette transaction.

"Les recherches menées par la CVM remettent en question la capacité des contreparties de Vivendi à honorer les contrats d'options décrits dans la notification (précédente)", avait expliqué le régulateur.

Mardi, Vivendi a déclaré dans sa nouvelle notification qu'il ne disposait pas de la "légitimité" nécessaire pour assurer que Tyrus serait capable d'honorer ses engagements. Un porte-parole de Vivendi à Paris s'est refusé à toute autre précision sur ce point.

Dans le cadre de son offre sur GVT, le groupe français a signé un accord avec Tyrus pour lui racheter ses 19,6% (24,93 millions d'actions) de l'opérateur alternatif brésilien.

Vivendi a déjà acquis 8,52 millions d'actions auprès du fonds le 17 novembre.

TELEFONICA SURVEILLE TOUJOURS LE DOSSIER

Le groupe a par ailleurs annoncé mardi avoir franchi un nouveau seuil de 5% au capital de GVT et contrôler, en tenant compte d'options d'achat non exercées, 62,85% de ses actions.

L'offre d'achat valorise GVT à environ 2,8 milliards d'euros.

Prenant les marchés par surprise, Vivendi avait annoncé le 13 novembre avoir acquis 37,9% des actions à droit de vote de GVT et détenir des options sur 19,6% supplémentaires, ce qui lui assurait a priori la victoire face à son rival Telefonica, lui aussi intéressé par le brésilien.

L'espagnol, qui avait auparavant surenchéri sur l'offre initiale du français, était jusqu'alors considéré comme favori par les analystes financiers.

Des sources directement informées de l'évolution du dossier ont déclaré que Telefonica surveillait celui-ci et qu'il pourrait relancer une offre d'achat. Les représentants de l'opérateur espagnol à Sao Paulo ont refusé de commenter ces informations.

Guillermo Parra-Bernal, avec Matthias Blamont, version française Marc Angrand

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