Jean-Marie Messier dément avoir voulu tromper les actionnaires

vendredi 20 novembre 2009 22h54
 

NEW YORK (Reuters) - L'ex-PDG de Vivendi Jean-Marie Messier a démenti avoir voulu tromper les actionnaires dans le procès qui s'est ouvert contre lui et d'anciens dirigeants du groupe aux Etats-Unis.

Messier, qui sera aussi jugé en France dans une procédure parallèle pour diffusion de "fausse information et manipulation de cours", a comparé vendredi la stratégie qu'il voulait mettre en place pour Vivendi entre 2000 et 2002 avec celle de l'iPhone.

Selon lui, Vivendi voulait développer les "technologies du futur pour amener l'ensemble du divertissement vers n'importe quel écran, n'importe où, n'importe quand".

Selon les plaignants - la plainte en "class-action" a été déposée en 2002 - Vivendi, Jean-Marie Messier et son ancien directeur financier Guillaume Hannezo ont dissimulé la situation financière exacte du groupe avant la fusion à trois entre Seagram, Vivendi et Canal+.

Jean-Marie Messier reconnaît des erreurs de gestion, mais dire qu'il a sciemment fait en sorte que les investisseurs perdent de l'argent est selon ses propos un "mensonge flagrant".

"Certaines de mes décisions en matière de gestion se sont révélées erronées, mais une fraude ? Jamais, jamais, jamais", s'est écrié l'ancien P-DG devant le jury.

Le procès devrait durer encore un mois.

Lors de l'ouverture du procès le 6 octobre, l'avocat des actionnaires s'estimant lésés par la chute du cours de Bourse de Vivendi, Arthur Abbey, avait déclaré au jury qu'un "large groupe" d'investisseurs ayant acquis l'action Vivendi entre octobre 2000 et août 2002 avaient été délibérément trompés par Jean-Marie Messier et Guillaume Hannezo alors que la dette de Vivendi s'envolait.

"Notre vision était la bonne mais nous étions trop en avance", s'est défendu Jean-Marie Messier.

Grant McCool, version française Danielle Rouquié

 
<p>L'ex-PDG de Vivendi Jean-Marie Messier a d&eacute;menti avoir voulu tromper les actionnaires dans le proc&egrave;s qui s'est ouvert contre lui et d'anciens dirigeants du groupe aux Etats-Unis. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau</p>