November 19, 2009 / 11:02 AM / 8 years ago

Vivendi compte sortir de NBC Universal

4 MINUTES DE LECTURE

<p>Vivendi compte sortir de NBC Universal, ne trouvant pas sa place dans un nouvel ensemble avec General Electric et Comcast comme coactionnaires, d&eacute;clare Philippe Capron, directeur financier du groupe fran&ccedil;ais. /Photo prise le 5 octobre 2009/Mike Segar</p>

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Vivendi compte sortir de NBC Universal, ne trouvant pas sa place dans un nouvel ensemble avec General Electric et Comcast comme coactionnaires, déclare Philippe Capron, directeur financier du groupe français.

Le premier groupe européen de médias reste à l'affût d'acquisitions pour accroître la part de son chiffre d'affaires dans les pays émergents à forte croissance, a-t-il expliqué.

"Nous ne sommes pas intéressés par une place dans un nouvel actionnariat GE-Compact pour NBCU. Nous sortirons et cela nous donnera plus de marge de manoeuvre", a-t-il dit lors de la conférence annuelle organisée par Morgan Stanley à Barcelone sur les télécoms, les médias et la technologie (TMT) et retransmise sur internet.

"Nous n'avons jamais été aussi proche de la fin de ce dossier", a-t-il ensuite précisé à Reuters, tout en précisant que le conseil d'administration de Vivendi n'avait pris encore aucune décision.

Vivendi dispose d'une fenêtre annuelle du 15 novembre au 10 décembre pour déclarer son intention d'exercer son option de vente sur ses 20% dans NBC Universal. Les analystes jugent la probabilité de son exercice cette année plus élevée, étant donné que General Electric, qui détient 80% du capital, pourrait en céder le contrôle au câblo-opérateur Comcast.

"La décision que nous aurons à prendre dans les trois prochaines semaines entre en conflit avec l'accord GE-Comcast. (Cette année), la situation est un peu plus complexe, nous ne sommes pas forcés de faire quoi que ce soit, nous pouvons également dire non", a dit Philippe Capron lors de la conférence.

EXPOSITION AUX MARCHÉS ÉMERGENTS

Vivendi, qui dispose de six milliards d'euros de lignes de crédit non tirées à la fin octobre, n'a pas un besoin impératif des recettes d'une cession de sa participation dans NBC Universal pour financer l'acquisition de l'opérateur brésilien GVT annoncée vendredi dernier.

Le groupe a d'ailleurs a démenti jeudi des rumeurs de marché circulant au Brésil et prêtant au groupe l'intention de préparer une émission obligataire de quatre milliards de dollars pour financer le rachat de GVT.

Telefonica a reconnu jeudi que son offre sur GVT n'avait pas attiré suffisamment d'actionnaires.

Philippe Capron a précisé que Vivendi se laissait la possibilité de répliquer le modèle de GVT dans d'autres zones géographiques. Challenger sur le marché en pleine expansion de l'internet au Brésil, GVT est parfois comparé par les analystes au français Free (groupe Iliad).

"Il est clair que nous aimerions avoir plus d'exposition aux marchés émergents et que nous aimerions équilibrer un peu cela en étant présents dans un autre marché à forte croissance lié aux télécoms et aux médias dans un pays mature", a expliqué Philippe Capron.

"Parmi les grandes entreprises françaises, nous sommes probablement parmi les moins exposées aux marchés de croissance, même aujourd'hui avec le Maroc et GVT. Clairement, nous renforçons cela pour passer d'une proportion de l'ordre de 20% (du chiffre d'affaires) à quelque chose qui serait de l'ordre de 30 à 35%", a-t-il ajouté.

Vivendi détient 53% de Maroc Telecom.

Avec la contribution de Dominique Vidalon, Georgina Prodhan et Pascale Denis, édité par Dominique Rodriguez et Jean-Michel Bélot

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