Vivendi s'assure le contrôle de GVT face à Telefonica

samedi 14 novembre 2009 09h28
 

PARIS/SAO PAULO (Reuters) - Vivendi a annoncé vendredi avoir emporté la bataille pour le rachat de l'opérateur brésilien GVT, également convoité par l'espagnol Telefonica, pour un prix total de 2,8 milliards d'euros, supérieur d'un tiers à son offre initiale.

Le groupe français de médias et de télécommunications avait lancé l'offensive début septembre en dévoilant un projet d'OPA amicale à 42 réals par action.

Mais Telefonica avait surenchéri début octobre en proposant 48 réals par titre et les analystes financiers ne s'attendaient pas à voir Vivendi revenir à la charge.

C'est donc à la surprise générale que Vivendi a annoncé vendredi dans un communiqué avoir acquis 37,9% de GVT auprès d'actionnaires de celui-ci et disposer d'options d'achat irrévocables sur 19,6% supplémentaires.

Le nombre total d'actions acquises, en incluant les options, représente 57,5% du capital et des droits de vote de GVT, et 53,7% du capital entièrement dilué.

"Conformément à la réglementation brésilienne, Vivendi va lancer une offre publique obligatoire à un prix de 56 réals brésilien sur 100% du capital de GVT à la suite de l'achat du contrôle de la société", ajoute le communiqué.

L'offre valorisera GVT à environ 7,2 milliards de réals, soit 2,8 milliards d'euros.

Le groupe français n'avait pas évoqué le dossier GVT jeudi lors de la présentation de ses résultats financiers, supérieurs aux attentes pour le troisième trimestre.

Il était également resté muet sur l'autre sujet très attendu par le marché, à savoir son option de vente de ses 20% de l'américain NBC Universal, évaluée à environ quatre milliards d'euros.   Suite...

 
<p>Jean-Bernard L&eacute;vy, pr&eacute;sident du directoire de Vivendi. Le groupe fran&ccedil;ais de m&eacute;dias et de t&eacute;l&eacute;communications annonce s'&ecirc;tre assur&eacute; le contr&ocirc;le de l'op&eacute;rateur br&eacute;silien GVT au terme d'une bataille d'offres qui l'opposait depuis plus d'un mois &agrave; l'espagnol Telefonica. /Photo prise le 1er septembre 2009/REUTERS/Benoit Tessier</p>