November 13, 2009 / 3:47 PM / 8 years ago

Liberty Global rachète l'allemand Unitymedia pour 3 milliards

3 MINUTES DE LECTURE

<p>Mike Fries, le directeur g&eacute;n&eacute;ral de Liberty Global. Le c&acirc;blo-op&eacute;rateur Liberty Global va racheter Unitymedia GmbH, le deuxi&egrave;me c&acirc;blo-op&eacute;rateur allemand, pour trois milliards de dollars (deux milliards d'euros) afin de renforcer son assise europ&eacute;enne. /Photo d'archives/Brendan McDermid</p>

FRANCFORT (Reuters) - Le câblo-opérateur Liberty Global, contrôlé par le milliardaire John Malone, a conclu le rachat de l'allemand Unitymedia pour 3 milliards de dollars (2,2 milliards d'euros).

Il s'agit du premier achat en Allemagne effectué par Liberty Global.

Cette opération, qui devrait être finalisée au premier semestre 2010, est le deuxième grand retrait d'Europe de fonds de capital-investissement américains cette année après la vente prévue d'Orangina au brasseur japonais Suntory par les fonds Blackstone et Lion Capital.

Dette comprise, la vente de Unitymedia, deuxième réseau câblé allemand, s'élève à 5,2 milliards de dollars.

Le vendeur, un groupe de sociétés de capital-investissement emmenées par Apollo et BC Partners , avait acquis Unitymedia pour 1,5 milliard d'euros en 2003.

Le président de BC Partners, Raymond Svider, a d'ailleurs déclaré à Reuters que le fonds avait ainsi enregistré un taux de rentabilité interne de 40% en ayant investi 300 millions de dollars dans cette activité.

Cette transaction valorise Unitymedia 7,4 fois son bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciations et amortissements (Ebitda) ajusté attendu pour 2010, a précisé Liberty Media, ou 6,6 fois l'Ebitda après synergies.

BC Partners et Apollo réfléchissaient également à une introduction en Bourse de l'opérateur allemand, qui compte 4,5 millions d'abonnés.

Liberty Global envisage de porter la dette de Unitymedia à 3,7 milliards de dollars et d'en utiliser une partie pour financer l'acquisition.

Interrogé sur de possibles obstacles réglementaires, qui avaient empêché Liberty Media de racheter des actifs en 2001 auprès de Deutsche Telekom et Deutsche Bank, Guy Bisson, analyste chez Screendigest, a expliqué qu'à la différence des années 1990 où le marché allemand du câble n'avait pas réussi à s'ouvrir, "cela commenç(ait) à se produire maintenant", et que c'était donc le bon moment pour revenir.

Commentant cette transaction, le patron de Unitymedia, Parm Sandhu, a déclaré Reuters par téléphone: "Cela nous place dans une très bonne position pour concurrencer des entreprises comme Deutsche Telekom, Vodafone et Sky Deutschland."

Nicola Leske et Philipp Halstrick, version française Alexandre Boksenbaum-Granier

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below