Recul du chiffre d'affaires de Steria au 3e trimestre

jeudi 12 novembre 2009 21h14
 

PARIS (Reuters) - Groupe Steria annonce un recul de son activité au troisième trimestre, en raison notamment de retards dans des contrats au Royaume-Uni.

Le chiffre d'affaires de la société de services et d'ingénierie informatiques (SSII) a totalisé 372,9 millions au troisième trimestre contre 410,1 millions un an plus tôt, soit un recul de 9,1% périmètre et taux de change constants. Sur neuf mois, il recule en organique de 4,5% à 1.178,4 millions.

Au troisième trimestre, l'activité a reculé de 15% au Royaume-Uni, de 10,1% en France (ses deux principales zones d'activité) alors qu'elle a progressé de 3,9% en Allemagne.

Au Royaume-Uni, la décroissance organique du chiffre d'affaires résulte pour une part importante du démarrage tardif de certains contrats et d'un niveau de foisonnement moins élevé qu'anticipé, souligne dans un communiqué Steria, qui compte parmi ses clients Barclays et, en France, EDF.

Inversement, le quatrième trimestre devrait afficher au Royaume-Uni un rebond de l'activité avec une croissance organique positive, ajoute la SSII.

Sur le troisième trimestre 2009, les prises de commandes ont enregistré une hausse de 16,2%. Au 30 septembre 2009, le ratio de prises de commandes sur chiffre d'affaires s'élevait à 1,08.

Le groupe déclare qu'en raison d'un environnement économique "qui reste tendu" il anticipe, pour l'ensemble de l'exercice 2009, une variation organique du chiffre d'affaires de l'ordre de -3,5% et confirme un taux de marge opérationnelle similaire à celui du premier semestre 2009.

Il avait dit fin août anticiper pour le second semestre un taux de marge opérationnelle similaire à celui de 6,9% du premier semestre et une baisse de son chiffre d'affaires du même ordre que celle de 2,3% accusée en données organiques sur les six premiers mois de l'année.

L'action a clôturé jeudi en hausse de 1,12% à 20,8350 euros, donnant une capitalisation de plus de 590 millions. Elle a progressé de 161,4% depuis le début de l'année.

Jean-Michel Bélot et Cyril Altmeyer