Un site de ventes aux enchères pour milliardaires en difficulté

mardi 10 novembre 2009 07h45
 

NEW YORK (Reuters) - Grâce à un site internet dédié, les milliardaires endettés et frappés par la récession, vont enfin pouvoir vendre en toute discrétion yachts, voitures de luxe et autres bijoux sans avoir recours à une boutique de prêteur sur gages.

Le site internet de ventes aux enchères BillionaireXchange, qui a officiellement ouvert lundi aux Etats-Unis, a indiqué avoir déjà écoulé pour plus de 180 millions de dollars de biens lors des dix mois de sa phase de test.

Le groupe observe chez ses clients américains que LA majorité des transactions sont destinées avant tout à régler des dettes importantes.

"En raison de la conjoncture économique actuelle aux Etats-Unis, nous voyons beaucoup de personnes qui ont effectivement besoin d'écouler ou d'échanger certains de leurs articles de luxe, de façon discrète et en privé, afin de ne pas éprouver de honte ou de gêne lors de la transaction", a expliqué à l'agence Reuters Quintin Thompson, co-fondateur du site.

BillionaireXchange entend exploiter ce nouveau créneau, entre les sites de vente aux enchères comme eBay ouvert à tous les publics et les maisons d'enchères telles que Sotheby's et Christie's spécialisées dans les oeuvres d'art et les collections.

Il met en outre en avant son modèle économique entièrement en ligne pour se différencier des grandes maisons d'enchères.

Le site de ventes pour milliardaires met en contact vendeurs et acheteurs sur des objets allant de l'art, aux antiquités en passant par l'immobilier ou la reprise d'une entreprise commerciale.

Les membres du site doivent justifier de revenus nets d'un montant minimal de deux millions de dollars, tandis que le site prélèvera une commission de 5% sur les ventes.

Burton Frierson, version française Claude Chendjou

 
<p>Gr&acirc;ce &agrave; un site internet d&eacute;di&eacute;, les milliardaires endett&eacute;s et frapp&eacute;s par la r&eacute;cession, vont enfin pouvoir vendre en toute discr&eacute;tion yachts, voitures de luxe et autres bijoux sans avoir recours &agrave; une boutique de pr&ecirc;teur sur gages. /Photo d'archives/REUTERS</p>