Le "latin" va perdre son caractère hégémonique sur le Net

vendredi 30 octobre 2009 18h40
 

SEOUL (Reuters) - Le gendarme du Net a accepté d'autoriser l'usage de caractères non latins dans les adresses de site web.

L'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN), qui a validé cette mini-révolution de l'adressage lors d'une réunion à Séoul, en Corée du Sud, a indiqué dans un communiqué qu'il pourrait en découler une hausse significative du nombre d'internautes dans le monde.

"Ce n'est que la première étape, mais c'en est une extrêmement importante et une décision historique dans l'internationalisation d'internet", déclare le P-DG de l'ICANN Rod Beckstrom.

"Nous n'avons fait que rendre internet plus accessible à des millions de personnes dans des régions telles que l'Asie, le Proche-Orient et la Russie."

Plusieurs étapes seront nécessaires pour mettre en place la décision, la première débutant le 16 novembre.

Dans un premier temps, seuls les noms de domaines internationalisés (internationalized domain name) ou IDN de désignation des pays seront concernés par l'usage de caractères autre que les latin non accentués tels que le chinois, le coréen ou l'arabe.

A terme, tous les types de suffixes IDN seront concernés.

La proposition complète de l'ICANN a été en mise ligne à l'adresse here

L'ICANN a été créée en 1998 et placée sous l'égide du Département américain du Commerce. L'organisation décide des modifications susceptibles d'être apportées aux terminaisons des noms de domaines internet (TLD) tels que les emblématiques .com, .net ou ceux désignant des pays.

Le mois dernier, le gouvernement américain a accepté des modifications qui feraient que Washington ne soit plus le seul référent de l'ICANN.

Jonathan Thatcher, version française Patrice Mancino

 
<p>Le gendarme du Net a accept&eacute; d'autoriser l'usage de caract&egrave;res non latins dans les adresses internet. L'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN) indique dans un communiqu&eacute; qu'il pourrait en d&eacute;couler une hausse significative du nombre d'internautes dans le monde. /Photo d'archives/REUTERS/Stoyan Nenov</p>