Croissance et guerre des prix en vue sur le marché du mobile

vendredi 30 octobre 2009 13h53
 

par Tarmo Virki

HELSINKI (Reuters) - Le marché mondial des téléphones portables devrait renouer avec la croissance au quatrième trimestre grâce aux ventes de fin d'année, après trois trimestres dans le rouge, estiment des analystes, qui redoutent une guerre des prix.

L'industrie des téléphones portables connaît la pire année de son histoire. Le numéro un mondial des fabricants Nokia a indiqué début octobre qu'il prévoyait une baisse de 7% des ventes mondiales en volume cette année et une petite hausse au dernier trimestre.

"Le secteur progresse lentement vers la reprise", déclare Neil Mawston, analyste chez Strategy Analytics, qui prévoit une hausse de 3% des ventes de combinés au 4e trimestre.

Il prévient cependant que le marché mondial est très encombré et les stocks élevés, ce qui rendrait inévitable des baisses de prix en 2010.

Le cabinet d'études prévoit que 291 millions de téléphones portables seront vendus au troisième trimestre, soit une baisse de 4% par rapport à l'année précédente.

De son côté, le cabinet IDC estime que le marché a baissé de 6% en glissement annuel, soit 287 millions de combinés écoulés au troisième trimestre.

"Au cours du troisième trimestre, nous avons constaté que beaucoup de firmes ont fait des promotions sur leurs anciens modèles proposés à des prix nettement plus bas. Pour beaucoup, cela a suffi à créer la demande et à augmenter les volumes", observe Ramon Llama, analyste chez IDC.

Le finlandais Nokia a baissé les prix des téléphones de son catalogue à la mi-octobre et les analystes estiment que les baisses de prix trimestrielles répercutées de façon relativement homogène sur l'ensemble des modèles, sont de l'ordre de 5%.   Suite...

 
<p>Le march&eacute; mondial des t&eacute;l&eacute;phones portables devrait renouer avec la croissance au quatri&egrave;me trimestre gr&acirc;ce aux ventes de fin d'ann&eacute;e, apr&egrave;s trois trimestres dans le rouge, selon des analystes, qui redoutent une guerre des prix. /Photo d'archives/REUTERS</p>