Une éventuelle provision éclipse le trimestre de France Télécom

jeudi 29 octobre 2009 12h43
 

par Marie Mawad

PARIS (Reuters) - France Télécom confirme ses objectifs financiers pour 2009 malgré des trimestriels légèrement inférieurs aux attentes, précisant qu'il n'attend toutefois pas d'amélioration de ses ventes en fin d'année et que le niveau d'activité est incertain pour 2010.

Touché ces derniers mois par une vague de suicides d'employés, le groupe a ajouté lors d'une conférence téléphonique qu'il n'excluait pas de devoir enregistrer une provision de l'ordre d'un milliard d'euros en 2009, liée à l'éventuelle adoption d'un plan de temps partiel pour seniors.

Un tel plan est actuellement en discussions avec les syndicats, a précisé Gervais Pellissier, directeur financier, lors d'une conférence téléphonique avec les journalistes.

Interrogé sur le réalisme du montant d'un milliard d'euros, il a répondu : "L'ordre de grandeur évoqué n'est pas fondamentalement éloigné de nos hypothèses de travail, mais ça mérite d'être encore précisé".

Vers 12h25, le titre cédait 2,08%, à 17,39 euros, accélérant son recul, après avoir été dans le vert en début de séance.

Le premier opérateur télécoms français a annoncé dans un communiqué un chiffre d'affaires de 12.686 millions d'euros au troisième trimestre, en recul de 6,4%, ainsi qu'un Ebitda en baisse de 8,0%, à 4.558 millions d'euros, faisant ressortir une marge opérationnelle de 35,9%.

Cette marge a reculé de 0,7 point, conformément aux prévisions du groupe, qui tablait au second semestre sur une dégradation comparable à celle de la première moitié d'année.

Le consensus Reuters compilé par la rédaction anticipait en moyenne un chiffre d'affaires de 12.811 millions d'euros et un Ebitda de 4.580 millions, soit une marge de 35,7%.   Suite...

 
<p>En d&eacute;pit de r&eacute;sultats inf&eacute;rieurs aux attentes pour le troisi&egrave;me trimestre, France T&eacute;l&eacute;com a confirm&eacute; l'ensemble de ses objectifs financiers pour 2009. /Photo prise le 23 octobre 2009/REUTERS/R&eacute;gis Duvignau</p>