Le piratage court-circuite la sortie de Windows 7 en Chine

vendredi 16 octobre 2009 12h19
 

par Kelvin Soh et Melanie Lee

TAIPEH/SHANGHAI (Reuters) - Une semaine avant le lancement officiel de Windows 7, des copies pirates du nouveau système d'exploitation de Microsoft circulent déjà sur les étals chinois pour une vingtaine de yuans (deux euros).

Cette "sortie anticipée" de Windows 7, dont le prix en magasin peut dépasser 280 euros en fonction des versions et des pays, souligne toute la difficulté pour les éditeurs de logiciels de gagner de l'argent en Chine, le deuxième fabricant mondial de PC.

Selon l'institut d'études IDC, environ 80% des logiciels vendus sur le marché chinois en 2008 étaient des versions piratées. Soit le double de la moyenne mondiale, et le quadruple de la proportion observée dans les pays industrialisés comme les Etats-Unis ou le Japon.

"Le principal problème qui pousse au piratage en Chine aujourd'hui, c'est le prix", juge Matthew Cheung, analyste pour le cabinet Gartner.

"Si vous essayez de vendre un programme qui coûte 2.000 yuans (200 euros environ, ndlr) à un étudiant qui dispose de 400 yuans (40 euros) par mois pour vivre, cela n'est tout simplement pas viable pour la plupart des consommateurs."

Conscient du risque, Microsoft a baissé l'an dernier les prix de sa suite bureautique Office 2007, de 699 à 199 yuans. Le géant de Redmond compte également vendre une version simplifiée de Windows 7 pour 399 yuans... soit quinze à vingt fois le prix d'une copie pirate.

Le géant des logiciels lancera officiellement son nouveau système d'exploitation le 22 octobre.

MANQUE À GAGNER DE 6,6 MILLIARDS DE DOLLARS EN 2008   Suite...

 
<p>Une h&ocirc;tesse du salon Computex 2009 &agrave; Taipei, devant les logos de syst&egrave;mes d'exploitation de Microsoft. Une semaine avant le lancement officiel de Windows 7, des copies pirates du nouveau syst&egrave;me de l'&eacute;diteur circulent d&eacute;j&agrave; sur les &eacute;tals chinois pour une vingtaine de yuans (deux euros). /Photo prise le 2 juin 2009/REUTERS/Nicky Loh</p>