La gauche dénonce le texte du gouvernement sur les jeux en ligne

mardi 6 octobre 2009 18h10
 

PARIS (Reuters) - A la veille de son examen par les députés français, le projet de loi sur les jeux et les paris en ligne a provoqué une levée de boucliers à gauche, où l'on dénonce un texte en faveur des "amis" de Nicolas Sarkozy.

Conformément à la législation européenne, le projet présenté par le ministre du Budget, Eric Woerth, vise à ouvrir à la concurrence un marché jusqu'ici réservé aux opérateurs français, la Française des Jeux (FDJ) et le Pari mutuel urbain (PMU).

Il concerne trois types de jeux - paris hippiques, paris sportifs et jeux de table, principalement le poker -, pour lesquels seront accordées des licences distinctes.

La loterie en sera exclue et demeurera le domaine de la FDJ, qui reste, elle, sous contrôle de l'Etat.

Selon le ministère de l'Economie, quelque 25.000 sites de jeux illégaux sont actuellement accessibles sur internet, que les autorités entendent bloquer.

Chaque opérateur sera donc tenu de demander une licence, qui pourra lui être délivrée par l'Autorité de régulation de jeux en ligne (Arjel), créée par le projet de loi.

Lors de son point de presse hebdomadaire, le président du groupe socialiste, Jean-Marc Ayrault, a dénoncé une "dérive" visant à "faire plaisir" à des amis du chef de l'Etat.

"Quand on voit la liste des bénéficiaires, de ceux qui ont fait du lobbying et qui ont essayé d'avoir des rendez-vous avec les parlementaires, on y retrouve la liste des invités du Fouquet's", le restaurant de luxe où Nicolas Sarkozy avait fêté sa victoire présidentielle en mai 2007, a-t-il estimé.

Il a cité les noms de plusieurs industriels, chefs d'entreprise et personnalités du show-business français, présents à la table présidentielle, ayant créé, ou s'apprêtant à le faire, des sites de paris sportifs ou de casinos en ligne   Suite...