23 septembre 2009 / 17:16 / dans 8 ans

Alcatel dit ne discuter fusion avec aucun grand concurrent

<p>Le directeur g&eacute;n&eacute;ral d'Alcatel-Lucent, Ben Verwaayen, a d&eacute;clar&eacute; que son groupe ne discutait d'une &eacute;ventuelle fusion avec aucun de ses grands concurrents, alors que certains investisseurs sp&eacute;culent depuis quelque temps sur la possibilit&eacute; d'un rapprochement. /Photo prise le 4 f&eacute;vrier 2009/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>

Par Jim Finkle

CAMBRIDGE, Massachusetts (Reuters) - Le directeur général d‘Alcatel-Lucent, Ben Verwaayen, a déclaré que son groupe ne discutait d‘une éventuelle fusion avec aucun de ses grands concurrents, alors que certains investisseurs spéculent depuis quelque temps sur la possibilité d‘un rapprochement.

“Il ne se passe rien”, a-t-il dit dans un entretien à Reuters.

Le cours de l‘action Alcatel-Lucent a été volatil ces dernières semaines, sur fond de spéculation au sujet d‘une éventuelle alliance avec un équipementier de réseaux chinois, comme Huawei ou ZTE, ou avec son concurrent européen Nokia-Siemens Networks.

Le secteur des équipements de télécommunications a connu un premier cycle de consolidation en 2006, censé réduire la concurrence et favoriser l‘amélioration des marges des différents industriels. Mais ses perspectives restent sombres et certains observateurs estiment qu‘une nouvelle vague de consolidation s‘annonce.

Le marché compte aujourd‘hui cinq grands acteurs mais des analystes et plusieurs dirigeants d‘entreprise, parmi lesquels le nouveau directeur général de Nokia-Siemens, pense qu‘il n‘y a de place que pour trois groupes.

Ben Verwaayen juge cette analyse simpliste. “Ils devraient avoir une vision bien plus complexe que celle consistant à dire: ‘Le monde fonctionnera à trois’”, a-t-il dit.

“C‘est la même chose dans tous les secteurs: il y a des acteurs mondiaux, il y a des acteurs de niche, il y des acteurs qui croissent dans certains domaines et des acteurs qui évoluent différemment”, a-t-il ajouté.

“Il n‘y a pas de modèle unique qui fonctionne dans tous les cas”, a-t-il conclu.

Ben Verwaayen a déclaré en avoir assez de devoir parler de la consolidation du secteur.

“C‘est comme avec l‘huile: si vous prenez une olive et que vous la pressez une seule fois, vous appelez cela de l‘huile vierge. Vous la pressez une deuxième fois, vous la triturez, vous la pressez encore et à la fin, elle est sèche. Eh bien le sujet est sec”, a-t-il dit.

Pourtant, certains analystes spécialisés continuent de considérer Alcatel-Lucent comme une cible potentielle parmi les cinq grands équipementiers internationaux, car le groupe franco-américain n‘a pas réalisé le moindre euro de bénéfice depuis sa création par fusion il y a trois ans.

Nokia-Siemens, numéro deux mondial, peine lui aussi à atteindre la rentabilité tandis qu‘Ericsson, le numéro un, dégage des profits solides.

Malgré cela, l‘action Alcatel-Lucent a pratiquement doublé depuis le début de l‘année alors qu‘Ericsson gagnait 25% et que l‘indice DJ Stoxx paneuropéen des valeurs technologiques progressait de 29%.

Ben Verwaayen a répondu aux questions de Reuters alors qu‘il se trouvait à Cambridge (Massachusetts) pour prononcer un discours au MIT.

Version française Marc Angrand, édité par Gilles Guillaume

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below