La scène musicale divisée sur l'"Hadopi" britannique

lundi 21 septembre 2009 19h37
 

LONDRES (Reuters) - Comme la loi dite Hadopi actuellement en discussion en France, en Grande-Bretagne la proposition visant à lutter contre le téléchargement illégal divise les vedettes de la scène musicale locale.

Le gouvernement a proposé de bloquer l'accès à internet des personnes qui téléchargent de la musique sur des sites de partage de fichiers, dits de peer-to-peer (P2P).

Il demanderait aux fournisseurs d'accès à internet de prendre eux-mêmes des mesures telles que la réduction du débit de connexion ou la suspension de l'abonnement.

La Featured Artists Coalition (FAC), dont sont membres Radiohead, Annie Lennox ou Robbie Williams entre autres, a estimé lundi que cette proposition priverait les artistes d'un important moyen de promotion de leur musique.

"En demandant au gouvernement le pouvoir global de suspension, l'industrie risque de couper un outil de promotion très utile aux artistes qui tentent de faire parler d'eux sans avoir le soutien financier des grands labels", dit la FAC.

La mise en oeuvre des sanctions constituerait en outre "une intrusion à grande échelle dans la vie privée", ajoute-t-elle dans un communiqué.

L'organisation souligne qu'elle ne cautionne pas le téléchargement illégal, auquel beaucoup d'artistes imputent une perte de leurs revenus en raison d'une baisse des ventes de disques, et qualifie les sites internet bénéficiaires de cette pratique de "voleurs" qui devraient être poursuivis.

Mais, ajoute-t-elle, la réponse au problème se trouve plutôt dans la rémunération des artistes et l'éducation du public à la nécessité de payer la musique.

La position de la FAC ne fait pas l'unanimité sur la scène britannique, où des voix divergentes se font entendre, dont celle de la chanteuse Lily Allen, soutenue par plusieurs autres artistes lorsqu'elle dénonce un communiqué qui "n'a aucun sens".   Suite...

 
<p>Alors que le projet de loi, en Grande-Bretagne comme en France, divise les vedettes de la sc&egrave;ne musicale locale, la Featured Artists Coalition, qui compte dans ses membres Robbie Williams (photo), estime que la proposition visant &agrave; lutter contre le t&eacute;l&eacute;chargement ill&eacute;gal, priverait les artistes d'un important moyen de promotion de leur musique. /Photo d'archives/REUTERS/Tomas Bravo</p>