17 septembre 2009 / 07:44 / dans 8 ans

Bull recommence à envisager des acquisitions

par Cyril Altmeyer et Dominique Vidalon

PARIS (Reuters) - Bull recommence à envisager des opérations de croissance externe, que ce soit de petites acquisitions ciblées ou des rachats d‘entreprises ayant un chiffre d‘affaires supérieur à 100 millions d‘euros, a déclaré le P-DG du spécialiste des systèmes d‘information sécurisés.

“La fin d‘année dernière était plutôt consacrée aux réductions de coûts et la crise économique est arrivée, on a moins pensé à la croissance externe”, a dit Didier Lamouche, lors d‘un sommet Small & MidCaps des sociétés de services et d‘ingénierie informatiques (SSII) organisé par Reuters.

“Aujourd‘hui, on rouvre un petit peu les écoutilles de ce point de vue-là, c‘est clair. On regarde un plus peu activement qu‘il y a un an”, a-t-il ajouté.

Le groupe pourra jouer sur trois leviers pour financer une acquisition : sa trésorerie, un paiement en titres et le recours à l‘endettement, a précisé Didier Lamouche.

Bull affichait une trésorerie nette de 250,4 millions d‘euros au 30 juin, contre 171,1 millions un an plus tôt.

Le groupe équipe les centres de recherche de supercalculateurs, de serveurs, dont certains développés avec IBM et de capacités de stockages de données. Bull propose également des logiciels et des systèmes de sécurité informatique.

Le relèvement, fin juillet, de l‘objectif d‘Ebit à plus de 25 millions d‘euros contre plus de 20 millions auparavant, avait agréablement surpris le marché.

Cette prévision est “raisonnable, réaliste dans l‘environnement dans lequel on est”, a observé Didier Lamouche, disant ne pas attendre de sortir de crise fin 2009 ou début 2010. “Aujourd‘hui, je ne vois pas la sortie du tunnel”.

RETARDS DE DÉCISIONS DES CLIENTS

Il a souligné que le troisième trimestre était “difficile”, comme prévu, poursuivant la même tendance qu‘au deuxième, avec un allongement des prises de décision des clients et de fortes pressions sur les prix.

Le segment des matériels souffre toujours de la crise, tandis que l‘activité reste soutenue dans les services et montre des signes de ralentissement chez les opérateurs télécoms, a ajouté Didier Lamouche.

Il a noté quelques signes de reprise en Allemagne, faisant écho aux propos tenus par François Enaud, gérant de Steria.

Le chiffre d‘affaires de Bull devrait rester à peu près stable à périmètre constant en 2009, a déclaré Didier Lamouche, se disant confiant dans la simulation numérique (les supercalculateurs) dont les perspectives sont bonnes d‘ici la fin de l‘année.

“Je n‘ai pas vu de ralentissement des investissements dans ce secteur-là”, a-t-il observé.

Didier Lamouche a confirmé anticiper un carnet de commandes solide au quatrième trimestre après un trou d‘air au troisième.

Il a précisé que le groupe n‘avait pas l‘intention de commencer à verser de dividende pour l‘instant, préférant utiliser sa trésorerie pour assurer la solidité du groupe et continuer à embaucher, avec un objectif de 350-400 personnes en 2009. Bull employait 7.980 personnes fin 2008.

L‘action gagne 0,62% à 3,24 euros vers 9h20, donnant une capitalisation boursière de quelque 320 millions d‘euros. Elle a regagné 183% depuis le début de l‘année après avoir perdu 69% en 2008.

Edité par Pascale Denis

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