15 septembre 2009 / 16:18 / dans 8 ans

GFI veut atteindre la taille critique en France

<p>Le P-DG de GFI Informatique, Vincent Rouaix, a d&eacute;clar&eacute; &agrave; Reuters que le groupe de services informatiques voulait effectuer une acquisition de 100 &agrave; 300 millions d'euros, en particulier en France o&ugrave; il veut porter &agrave; moyen terme son chiffre d'affaires &agrave; 800 millions et un milliard d'euros. /Photo prise le 15 septembre 2009/REUTERS/John Schults</p>

par Cyril Altmeyer et Dominique Vidalon

PARIS (Reuters) - GFI Informatique veut réaliser à moyen terme un chiffre d‘affaires de 800 millions à un milliard d‘euros en France, pilier de la stratégie de développement du groupe avec l‘Espagne et le Portugal, a déclaré son P-DG Vincent Rouaix.

Le groupe de services informatiques veut effectuer une acquisition de 100 à 300 millions d‘euros afin d‘accroître sa taille, a-t-il dit lors d‘un sommet Small & MidCaps des sociétés de services et d‘ingénierie informatiques (SSII) organisé par Reuters.

“Il y a sur le marché aujourd‘hui des sociétés plus petites que GFI sur son marché, en particulier en France, qui s‘inscriraient parfaitement dans la complémentarité d‘une de nos branches et de notre secteur”, a-t-il précisé.

Le groupe de services informatiques a réalisé en 2008 un chiffre d‘affaires de 514,4 millions d‘euros en France sur un total de 768,1 millions.

“La stratégie, c‘est une taille significative. On espère faire une opération qui nous fasse faire un bond”, a-t-il poursuivi. “Avoir la taille critique dans son pays d‘origine est un facteur incontournable pour faire de l‘international”.

Vincent Rouaix a précisé que son groupe avait encore une marge de croissance importante en France, Espagne et Portugal.

“Je suis assez convaincu que le groupe va encore atteindre une taille plus importante sur ce territoire et devenir une véritable alternative aux gros acteurs”, a-t-il ajouté, mettant en avant le triptyque taille, proximité et offres à valeur ajoutée.

Le groupe, objet d‘une OPA hostile avortée de Fujitsu Services en 2007, a présenté le 1er juillet un plan stratégique 2009-2011 qui donne la priorité au développement dans ces trois pays.

“Dès le premier semestre 2010, on devrait voir l‘impact de la politique sur le positionnement, la stratégie du groupe et le résultat, sauf si le marché est encore plus dramatiquement difficile qu‘au début 2009”, a-t-il expliqué.

GFI a enregistré au premier semestre une marge opérationnelle courante de 3,0%, divisée par deux comparé à la période correspondante de 2008.

PHASE DE STABILISATION

Vincent Rouaix a confirmé que le groupe visait une amélioration de sa marge au second semestre, tout en soulignant manquer encore de visibilité sur son marché.

“Aujourd‘hui le troisième trimestre est dans la tendance du deuxième. Il n‘y a pas d‘amélioration significative. On est dans une phase de stabilisation”, a-t-il noté.

“On souffre encore d‘une montée en puissance moins rapide que prévu sur des opérations signées”, a-t-il ajouté. “Ces opérations d‘externalisation ont du mal à se mettre en place chez nos clients et cela nous pénalise encore”.

GFI, dont les trois principaux clients sont France Télécom, BNP Paribas et IBM, constate un redémarrage dans la banque, dans lequel le groupe a réalisé 29% de son chiffre d‘affaires en 2008, a noté Vincent Rouaix.

Ses propos font écho à ceux de Pierre Pasquier, PDG du groupe de conseil et de services informatiques Sopra, qui a déclaré mardi à Reuters constater des opportunités de croissance dans le secteur bancaire.

GFI a pour principaux actionnaires Itefin Participations - détenu à majorité par Apax Partners - et Broussard & Gavaudan, avec respectivement 28% et 22% de son capital.

L‘action a clôturé en hausse de 0,59% à 3,41 euros, donnant une capitalisation de quelque 190 millions d‘euros. Elle a repris 32,7% depuis le début de l‘année après avoir chuté de 56,2% en 2008.

Elle se traite avec un PER 2010 de 9,4 fois, contre 10,7 fois et 9,9 fois respectivement pour ses concurrents français Sopra et Steria.

Edité par Jean-Michel Bélot

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