15 septembre 2009 / 10:11 / dans 8 ans

Altran juge "possibles" ses objectifs 2012

<p>Yves de Chaisemartin, P-DG d'Altran. Pour le sp&eacute;cialiste du conseil en hautes technologies, il reste "possible" &agrave; Altran d'atteindre ses objectifs 2012 de chiffre d'affaires de deux milliards d'euros et de marge op&eacute;rationnelle de 8-10%. /Photo prise le 14 septembre 2009/REUTERS/John Schults</p>

par Cyril Altmeyer et Dominique Vidalon

PARIS (Reuters) - Il reste “possible” pour Altran d‘atteindre ses objectifs 2012 de chiffre d‘affaires de deux milliards d‘euros et de marge opérationnelle de 8-10%, a déclaré Yves de Chaisemartin, P-DG du spécialiste du conseil en hautes technologies.

“Je le maintiens comme un objectif qui est encore pour moi possible, je ne dirais sûrement pas qu‘il est probable parce qu‘il faudrait que cela redémarre vraiment vite pour repasser de 1,6 milliard (en 2008) à deux milliards”, a-t-il dit lors d‘un forum Small & MidCaps des sociétés de services et d‘ingénierie informatiques (SSII) organisé par Reuters.

Il n‘a pas souhaité commenter le consensus Reuters Estimates de 1.445 millions d‘euros de chiffre d‘affaires pour 2009 et a réaffirmé anticiper une amélioration de sa rentabilité au second semestre.

Altran a déçu le marché en publiant le 31 août une perte nette de 30,2 millions d‘euros, nettement plus élevée que prévu. Son résultat opérationnel courant (ROC) a chuté de 84,8% à 8,9 millions, donnant une marge opérationnelle courante de 1,2% contre 7,1% un an plus tôt.

Les analystes ont en revanche apprécié la baisse de coûts indirects à 23,3% du chiffre d‘affaires au premier semestre contre 24,2% sur la période correspondante de 2008.

Yves de Chaisemartin a déclaré qu‘il espérait abaisser ce ratio à 20% avant 2012 si la croissance du chiffre d‘affaires redémarrait suffisamment.

Altran, qui employait 18.522 personnes fin 2008, a réduit ses effectifs de plus d‘un millier de postes. Le groupe a annoncé le 18 juin un plan de départs volontaires portant essentiellement sur l‘automobile et pour lequel 1.100 salariés son éligibles. .

Le Tribunal de grande instance (TGI) de Toulouse doit se prononcer jeudi sur un volet de ce plan concernant 50 postes.

ESPOIRS LIÉS AU RAFALE

Altran, qui compte parmi ses clients France Télécom, Airbus et Areva, est organisé autour de cinq secteurs (automobile, aérospatiale/défense, énergie, télécoms/médias et banque-finance-assurance), chacun représentant actuellement entre 17 et 22% de son chiffre d‘affaires.

Conscient que la part de l‘automobile, située au bas de cette fourchette, est appelée à baisser dans les mois qui viennent, Yves de Chaisemartin dit miser sur les innovations technologiques dans ce secteur, comme l’électronique embarquée.

“Ce sont des secteurs sur lesquels l‘automobile ne peut plus se passer de recherche, d‘innovation et de technologie”, a-t-il souligné. “Cela redémarre, on travaille vraiment sur des projets importants”.

Bruno Benoliel, directeur financier d‘Alten, a quant à lui déclaré à Reuters lundi qu‘il misait sur l’électronique embarquée dans l‘automobile.

Yves de Chaisemartin, arrivé à la tête d‘Altran en septembre 2006 après avoir passé l‘essentiel de sa carrière à la direction du groupe de presse Hersant devenu Socpresse, mise également sur la vente espérée par Dassault Aviation de 36 avions de combats Rafale au Brésil.

“Je crois vraiment que c‘est bien parti”, a-t-il déclaré, faisant écho à la confiance affichée par le ministre de la Défense Hervé Morin jeudi dernier. .

“Ce qui emportera la décision finale, ce sont les transferts de technologie”, a-t-il ajouté, y voyant une opportunité pour Altran qui dispose d‘ores et déjà de 500 ingénieurs dans le pays.

Yves de Chaisemartin a également confirmé qu‘Altran avait prévenu ses banques d‘un possible non respect de l‘un des convenants de sa dette - un ratio dette financière nette/Ebitda inférieur à 2,3.

Altran a fait état d‘une dette nette de 197,6 millions au 30 juin, avec un “gearing” de 0,35.

L‘action Altran a clôturé en hausse de 10,71% à 3,41 euros, à la faveur de relèvements de recommandations d‘analystes, donnant une capitalisation d‘environ 490 millions d‘euros.

Elle a regagné 25,4% depuis le début de l‘année après avoir chuté de 34,6% en 2008. ()

Le PER 2010 d‘Altran est de 15,7 fois contre 13,1 fois pour Alten, dont la capitalisation est de 550 millions d‘euros.

Cyril Altmeyer et Dominique Vidalon, édité par Pascale Denis

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