14 septembre 2009 / 12:49 / il y a 8 ans

Alten ne voit pas encore de vraie reprise dans les SSII

<p>Selon Bruno Benoliel, directeur financier d'Alten, le groupe d'ing&eacute;nierie et de conseil en technologies ne pr&eacute;voit pas de "reprise franche" de l'activit&eacute;, ni au second semestre 2009, ni m&ecirc;me en 2010, apr&egrave;s un niveau plancher probablement touch&eacute; en avril-mai. /Photo prise le 14 septembre 2009/Charles Platiau</p>

par Cyril Altmeyer et Dominique Vidalon

PARIS (Reuters) - Alten ne prévoit pas de "reprise franche" de l'activité, ni au second semestre 2009, ni même en 2010, après un niveau plancher probablement touché en avril-mai, déclare Bruno Benoliel, directeur financier du groupe d'ingénierie et de conseil en technologies.

"On a probablement touché le fond en avril-mai et l'activité est en train de se consolider et probablement de remonter tout doucement", a-t-il expliqué lors d'un forum Small & MidCaps des sociétés de services et d'ingénierie informatiques (SSII) organisé par Reuters à Paris.

"On n'est pas dans le rebond et on ne le voit pas pour 2010", a-t-il ajouté, pointant le manque de visibilité des clients du groupe. "On peut aussi bien (...) faire face à une remontée de l'activité non anticipée qu'à une rechute de l'activité non anticipée également."

Bruno Benoliel a qualifié de "très cohérent" le consensus Reuters Estimates qui fait état d'un chiffre d'affaires de 880 millions d'euros pour 2009 contre 846,3 millions en 2008.

Le taux d'activité devrait lentement remonter, pour atteindre 91% en fin d'année contre 90% actuellement, a-t-il précisé. Il était de 89% au premier semestre.

Il a également confirmé qu'Alten, qui publiera ses résultats semestriels le 30 septembre, devrait afficher une marge opérationnelle de 5 à 5,5% avant coûts de restructuration au premier semestre contre 12% un an plus tôt, avec une amélioration séquentielle de 2,5 à trois points au second.

Les mesures prises par le groupe au premier semestre pour s'ajuster à la baisse de l'activité porteront leurs fruits au second semestre, a expliqué Bruno Benoliel, sans fournir d'éléments chiffrés.

EFFORTS COMPLÉMENTAIRES SUR LES TARIFS

Alten, qui a enregistré une baisse de ses tarifs moyens de l'ordre de 2% au premier semestre, risque toutefois d'être confronté à des demandes "d'efforts complémentaires" de la part de ses clients lors des renégociations annuelles pour 2010, a-t-il ajouté.

Alten a subi de plein fouet les répercussions de la crise du secteur automobile, avec notamment une chute de 40% du chiffre d'affaires enregistré avec Renault au premier semestre.

L'automobile ne devrait plus représenter que 14% du chiffre d'affaires d'Alten en 2009 contre 20% en 2008, et se stabiliser autour de 15% d'ici deux ans, a-t-il expliqué.

Plusieurs repreneurs potentiels étudient le rachat du bureau d'études Idestyle, filiale d'Alten très exposée à l'automobile qui a déposé son bilan fin juillet, a précisé Bruno Benoliel.

Il a souligné que ces activités, touchées par une surcapacité structurelle, étaient destinées à être délocalisées vers des pays à moindre coût, notamment l'Inde et le Vietnam.

Les principaux moteurs de la recherche et développement externalisée dans l'automobile seront des projets liés aux évolutions technologiques, comme les véhicules hybrides ou l'électronique embarquée, a-t-il souligné.

"Il va y avoir une évolution structurelle de la demande du marché automobile pour nous dans la mesure où les constructeurs sont en train de faire évoluer les produits, a-t-il expliqué.

L'énergie devrait prendre le relais de l'automobile d'ici deux ans, atteignant à son tour 20% du chiffre d'affaires contre 13% au premier semestre 2009, tandis que les secteurs ferroviaire et aéronautique devraient eux aussi monter en puissance et que la banque/finance reste dynamique, a expliqué Bruno Benoliel.

Il a dit qu'Alten, dont la dette nette était de 15,1 millions d'euros fin 2008, peinait à trouver des dossiers d'acquisitions intéressants, comme en France dans le nucléaire, ou en Allemagne et au Benelux, où il veut se renforcer.

Bruno Benoliel a ajouté ne pas prévoir de consolidation parmi les grands groupes du secteur à court terme.

"Nous n'avons fait l'objet d'aucune démarche, pas plus que nous n'en avons initié", a-t-il indiqué.

L'action Alten cède 1,03% à 17,27 euros vers 13h50, donnant une capitalisation d'environ 550 millions. Elle affiche un PER de 13,3 contre 14,2 pour son concurrent Altran.

Edité par Jean-Michel Bélot et Matthieu Protard

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