Vivendi entre au Brésil avec l'opérateur télécoms GVT

mercredi 9 septembre 2009 18h43
 

Par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Vivendi a surpris les marchés en annonçant une première incursion sur le marché brésilien par le biais d'un projet d'Offre publique d'achat (OPA) amicale de deux milliards d'euros sur l'opérateur de téléphonie fixe GVT Holding SA.

Cette opération annoncée mardi soir, qui devrait être "légèrement relutive" dès 2010 pour Vivendi, entre dans le cadre de la stratégie de développement du groupe de médias et de communication dans des marchés émergents à forte croissance.

L'offre de Vivendi, qui intervient un mois et demi après son abandon des discussions pour racheter les actifs africains de l'opérateur koweïtien Zain, peine à convaincre les analystes, entraînant une baisse de 2,6% du titre à 19,4950 euros vers 14h00.

Vivendi propose de payer 42 reals par action GVT pour 100% du capital, soit une prime de 15,8% par rapport au cours de clôture de GVT mardi.

"Le prix est tout à fait raisonnable par rapport à ce qu'on peut voir dans d'autres circonstances ou d'autres dossiers que nous sommes amenés à regarder de temps en temps", a déclaré à Reuters Jean-Bernard Lévy, président du directoire de Vivendi.

Vivendi, qui conditionne son offre à l'obtention de 51% des titres de GVT, précise que les actionnaires de contrôle et fondateurs du groupe - Swart et Global Village Telecom (Holland) NV - se sont engagés à apporter à l'offre de Vivendi "au minimum" 20% du capital de GVT, sur les 30% qu'ils détiennent.

"GVT est un bon actif, mais il n'a qu'une part de marché de 4% au Brésil", souligne dans une note Polo Tang, analyste chez UBS. "De nouvelles opérations de fusions-acquisitions dans le marché brésilien semblent probables pour acquérir de la taille".

Interrogé sur la marge de manoeuvre de Vivendi pour d'autres acquisitions, notamment au Brésil pour accroître sa taille, Jean-Bernard Lévy a répondu à Reuters: "Ce n'est pas à l'ordre du jour aujourd'hui".   Suite...

 
<p>Jean-Bernard L&eacute;vy, pr&eacute;sident du directoire de Vivendi. Le groupe fran&ccedil;ais de m&eacute;dias et de communication s'attend &agrave; ce que le rachat de l'op&eacute;rateur br&eacute;silien GVT soit relutif d&egrave;s 2010. /Photo prise le 1er septembre 2009/REUTERS/Beno&icirc;t Tessier</p>