La fusion Orange/T-Mobile au Royaume-Uni menace Nokia Siemens

mardi 8 septembre 2009 18h56
 

HELSINKI (Reuters) - Nokia Siemens Networks, principal fournisseur d'équipements pour Deutsche Telekom et France Télécom en Grande-Bretagne, a beaucoup à perdre de la fusion de leurs filiales de téléphonie mobile.

Les deux opérateurs ont annoncé mardi qu'ils allaient fusionner leurs filiales au Royaume-Uni pour former une coentreprise détenue à 50/50. Ils espèrent obtenir le feu vert des autorités de régulation d'ici la mi-2010 et tablent sur quatre milliards d'euros de synergies.

Selon des analystes, France Télécom et Deutsche Telekom vont vraisemblablement s'abstenir de tout investissement majeur avant le lancement de la coentreprise.

"Je ne pense pas qu'il y aura des changements importants à court terme mais la fusion va réduire la taille du gâteau à se partager", explique Hannu Rauhala, analyste à Pohjola.

Nokia Siemens est le principal fournisseur d'équipements réseaux pour les deux opérateurs et il gère également le réseau d'Orange.

"Nokia Siemens est confronté au plus gros risque baissier en ce qui concerne les infrastructures. En fournissant les deux réseaux, NSN est exposé à la quasi totalité des synergies prévues sur les investissements", souligne Stuart Jeffrey, analyste à Nomura, dans une note.

Nokia Siemens Network a déclaré qu'il était encore trop tôt pour évaluer l'impact potentiel de l'opération sur ses activités.

"Nous pensons être en bonne position pour aider la coentreprise à réussir", a dit à Reuters Ashish Chowdhary, le nouveau directeur de la division services de Nokia Siemens.

Tarmo Virki avec Simon Johnson à Stockholm, version française Gwénaelle Barzic

 
<p>Nokia Siemens Networks, principal fournisseur d'&eacute;quipements pour Deutsche Telekom et France T&eacute;l&eacute;com en Grande-Bretagne, a beaucoup &agrave; perdre de la fusion de leurs filiales de t&eacute;l&eacute;phonie mobile annonc&eacute;e mardi. /Photo d'archives/REUTERS/Ahmed Jadallah</p>