Nokia-Siemens maintient ses prévisions pour le secteur

lundi 7 septembre 2009 18h09
 

par Marie Mawad et Leila Abboud

PARIS (Reuters) - Les opérateurs télécoms "continuent de sentir l'impact de la conjoncture", estime Mika Vehviläinen, directeur opérationnel de Nokia-Siemens Networks , dans un entretien à Reuters.

En marge du World Broadband Forum, le directeur opérationnel a confirmé tabler sur une baisse de 10% du marché des équipements télécoms en 2009.

"Le chômage reste élevé et la confiance des consommateurs est toujours faible, ce qui continuera d'affecter les opérateurs", a-t-il ajouté.

Mika Vehviläinen a par ailleurs précisé que la concentration devrait se poursuivre dans le secteur des équipements télécoms, estimant que "des acteurs plus faibles n'auront pas la puissance pour rester dans la course".

"Les opérations de concentration ont commencé et elles vont se poursuivre au niveau régional et global", analyse le directeur opérationnel, qui a ajouté que la consolidation se traduirait également, du côté des opérateurs, par des réseaux partagés.

Au sujet des pressions sur les marges pour les groupes du secteur, Mika Vehviläinen a expliqué que les produits des équipementiers télécoms ont tendance à se banaliser et que, grâce à leur taille, les opérateurs ont un grand pouvoir de négociation.

Il a ajouté que les coûts continuaient de grimper pour les entreprises du secteur, du fait des investissements importants qui doivent être engagés en recherche et développement.

Son concurrent franco-américain Alcatel-Lucent a indiqué, lui, attendre une baisse de 8% à 12% du marché à taux de change constant cette année.

Interrogé également en marge du World Broadband Forum, Hans Vestberg, directeur financier d'Ericsson, n'a pas souhaité faire de commentaire.

Edité par Cyril Altmeyer

 
<p>Les op&eacute;rateurs t&eacute;l&eacute;coms "continuent de sentir l'impact de la conjoncture", estime Mika Vehvil&auml;inen, directeur op&eacute;rationnel de Nokia-Siemens Networks, qui table sur une baisse de 10% du march&eacute; des &eacute;quipements t&eacute;l&eacute;coms en 2009. /Photo d'archives/REUTERS/Ahmed Jadallah</p>