Google défend sa bibliothèque numérique devant la Commission

lundi 7 septembre 2009 17h45
 

par John O'Donnell et Foo Yun Chee

BRUXELLES (Reuters) - Google a défendu lundi à Bruxelles sa décision de numériser et diffuser en ligne des millions de livres, déclarant que ce projet permettrait de démocratiser l'accès à l'information sur internet.

Le groupe californien a conclu un accord avec les auteurs et éditeurs américains qui l'autorise à scanner des livres en vue de les mettre sur la Toile.

Ce compromis, dont les grandes lignes ont été définies en octobre 2008, prévoit le versement par Google de 125 millions de dollars (87 millions d'euros) pour rémunérer les auteurs.

L'accord doit cependant encore être validé par le département américain de la Justice et mobilise aujourd'hui l'opposition de plusieurs bibliothèques, qui craignent de se retrouver face à un service incontournable et onéreux, et des concurrents de Google, inquiets de le voir s'arroger une position dominante sur un marché potentiellement lucratif.

Une audience est fixée au 7 octobre devant un tribunal de Manhattan.

Lors d'une audience devant la Commission européenne, le responsable du projet, Dan Clancy, a défendu la possibilité donnée aux internautes de découvrir des livres épuisés.

"On peut trouver des informations dont on ignorait l'existence", a déclaré le directeur de Google Book Search. "Il est important que ces livres (épuisés) ne soient pas laissés à l'abandon. L'intérêt de Google est d'aider ces personnes à découvrir des livres."

James Gleick, un des auteurs qui avait commencé par porter plainte contre Google avant d'autoriser le groupe à scanner des vieux livres et à les diffuser sur le net, a également défendu ce point de vue devant la Commission.   Suite...

 
<p>Google a d&eacute;fendu lundi &agrave; Bruxelles sa d&eacute;cision de num&eacute;riser et diffuser en ligne des millions de livres, d&eacute;clarant que ce projet permettrait de d&eacute;mocratiser l'acc&egrave;s &agrave; l'information sur internet. /Photo prise le 16 juillet 2009/REUTERS/Robert Galbraith</p>